Besoin d'en parler...

 
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Nadia


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MessagePosté le: Sam 29 Juil 2017 - 11:24    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant

 
Bonjour à vous et excusez moi par avance de ce pavé, mais expliquer une situation, ça prend beaucoup de mots et j’ai besoin d’en parler. 

 

 
Voilà trois mois que mon mari est en arrêt de travail. Il doit subir une opération de la hanche et il est devenu perturbé et anxieux, le médecin lui a prescrit de l’Alprazolam. 
Voilà trois mois qu’il s’isole, se replie sur lui-même, n’a pas de plaisir à me voir et ne me touche pas. 
Il y a un mois, il a passé un test d’effort et il s’est avéré que sa tension est montée à 23. Je ne l’ai plus sollicité pour faire l’amour, car il avait peur avec sa tension.  
Hier, il est allé voir son médecin qui lui a dit qu’il n’y avait aucun souci et qu’il pouvait faire du sport et faire l’amour. 
Hier soir, il m’a invitée à manger. Nous ne vivons pas ensemble, pour des raisons que je vous expliquerais plus tard. J’y vais, l’humeur badine. Nous passons un bon repas, discutons, la soirée se poursuit dans une ambiance orientée séduction et se conclut par mes larmes. Rien, nada, pas envie de moi. 
Je reste dormir chez lui, chambre à part, car nous avons un peu picolé et le lendemain, je me réveille avec un sentiment de tristesse inouï. Je lui en parle devant un café, calmement, en lui disant que nous ne faisons rien ensemble depuis son arrêt maladie, qu’il se laisse aller et que ce serait bien qu’il se ressaisisse et qu’enfin, je voyais bien que ça n’allait pas pour lui, mais ça prenait des proportions qui m’atteignaient. Je lui parle de ma tristesse, de mon sentiment d’être délaissée, pas désirée, moche. Je lui rappelle que ce n’est pas la première fois que je supporte cette diète sexuelle et que nous nous sommes séparés il y a quatre ans, pour cette raison. Il y a quatre ans, il s’isolait, se renfermait, n’avait plus d’érection, me repoussait, ce qui générait des crises dont une où il a usé de violence envers moi, d’où mon départ. Je lui dis enfin que je suis lasse de solliciter pour des sorties, spectacles, amis, baignades et promenades et d’essuyer son refus. Je lui dis que j’en ai assez de faire tout toute seule et qu’on ne fasse jamais des choses ensemble dans le plaisir. 
Arrivée chez moi, je saisis « mon mari me délaisse » dans le moteur de recherche. Et je lis, des conneries, des choses pertinentes. Je me demande pourquoi je psychote comme ça, ce que je lis, je le sais déjà, je cherche une clef et cette clef arrive sur un forum où une femme se plaint que son mari ne la désire pas mais regarde du porno. Dans les réponses, aucune notion d’addiction au porno, mais moi, j’ai trouvé ma clef. 
Je remonte le fil, quand j’ai quitté mon mari il était au chômage depuis pas mal de temps, dans ce que j’appelais une dépression, mais il a consulté une psychologue qui lui a dit que ce qui lui fallait c’était du travail et tout irait mieux après. Je suis psy, je vois mal une consœur servir une telle ânerie, il y est allé une seconde fois, et m’a dit qu’il arrêtait là parce qu’elle s’intéressait à ses relations avec son père. Les psy, on peut ne pas y aller, surtout sur la demande de sa femme, « pour lui faire plaisir », et on peut leur faire dire n’importe quoi. Sauf qu’étant du métier, je sais qu’un psy ne ferait pas ça. Donc, il ment. Mais je la ramène pas, ça me sert à rien, je le sais par avance. Fin des jeux. Il est allé voir une sexologue, qui lui a dit ce que j’avais déjà dit à propos de sa non érection. Ou pas, il a pu me resservir mes dires. Je mettais tout ça sur le compte du chômage, effrayée des ravages qu’il provoquait. 

 
Lorsque j’ai déménagé, j’ai repris mon PC. Je suis allée sur sa session, (avant je lui avais demandé de mettre sur un disque externe ses données afin de ne pas les perdre). Mon mari est une tanche niveau informatique et quand j’ai pris connaissance de son historique de navigation, j’ai été édifiée. Site pornos à gogo en rafale sur de longues périodes de la journée et vers la fin, chose curieuse, des paris en ligne. (jamais je ne l’ai vu jouer à des jeux d’argent). Bon, comme j’étais dans un processus de rupture et que c’était surtout la violence qui la sous tendait, je n’ai pas cherché à approfondir.Je savais de part mon métier, qu’il avait, comme avec toute addiction, tenté de colmater la brèche, bricolé pour se rassurer.
 
J’ai laissé les choses se poser, m’interrogeant sur le divorce, car bon sang, je l’aimais. Il avait tout gâché, de la femme enthousiaste, généreuse, aimant la vie, il avait fait une femme bien triste qui essayait de se reconstruire. Et il l’avait aussi bien meurtrie psychologiquement et physiquement. 
Lui, de son côté avait une peur bleue que je divorce, m’envoyait des sms, tout en comprenant que je ne veuille pas le voir. Et à ses SMS du matin : bonjour, comme à ceux de la nuit : bonne nuit, je répondais. Lui était plus prolixe, je me contentais du service minimum, par amour, pour le rassurer sur le lien, pour me rassurer aussi sans doute. 
On s’est revus, chez moi, deux mois après. Nous avons passé de longues soirées à discuter de notre couple. Il avait trouvé du travail, il était en capacité de m’entendre et d’exprimer, lui aussi ce par quoi il était passé, de reconnaître la douleur qu’il m’avait infligée involontairement. J’ai abordé la question des sites pornos, et il m’a dit que ça avait eu un effet de réassurance, qu’il savait que j’étais blessée parce qu’on ne faisait plus l’amour, et qu’il n’avait pas fait le lien de cause à effet. 
On est partis en vacances ensemble. C’était triste, chacun de nous se remémorant nos vacances heureuses. Je repoussais ses gestes de tendresse, ses élans, non pas par vengeance, mais parce que quelque chose était mort en moi. Et surtout la confiance. Je ne voulais pas qu’il m’approche, il m’avait fait trop peur. Nous étions comme deux amis, car j’éprouvais toujours de l’amour pour lui, l’envie de partager avec lui, mais il m’avait touchée trop violemment pour que je le laisse s’approcher de moi, le traumatisme était vif. 
Nous avons continué à nous revoir, durant un an, lorsque j’allais là où ça avait été chez moi, avec encore mes meubles, mes objets, mon piano, c’était un crève cœur, je pleurais ce gâchis. J’ai déménagé en emportant l’essentiel, et mon piano ne pouvait pas aller dans mon nouveau logement, ni ma bibliothèque. Il jouit de tout ceci à présent, mais dernièrement, à l’occasion de la naissance de ma petite fille, j’ai dit à mon musicien de fils que le piano était à lui, qu’il serait mieux entre ses mains et que ma petite fille, il l’enchantera de ses impros. 
Quand nous nous rencontrions, c’était plaisant intellectuellement, émotionnellement, sauf sur un point, sa satisfaction à vivre seul, à nous voir que lorsqu’on le désirait. Je trouvais qu’il y avait là comme un goût de passez muscade, mais je ne pouvais qu’opiner, pour rien au monde je n’aurais voulu vivre avec lui et m’exposer à sa violence. 
Je n’ai pas divorcé, nous avons refait l’amour, c’était bon, tendre. Mon cœur a fait confiance, mais il y avait, je le savais, une ombre de réserve. J’avais quand même craint pour ma peau. 
Nous avons encore passé des vacances ensemble, belles. Nous nagions, parlions, faisions l’amour. Et puis mon père atteint du cancer de l’amiante a commencé à requérir ma présence, ma mère a du aller dans un EHPAD près de chez moi, cette année là a été difficile, il était là. 
On a eu encore des vacances, c’était bien. Je pouvais aller dans mon ancien chez moi, contente d’y trouver des repères, même si j’avais du fuir et en finir avec mes rêves et idéaux. Ceci m’a renforcée, et je peux à peu prés vivre seule, mais pas sans me relier. Je connais ce mot à la mode de résilience. Je l’ai toujours pratiqué. 

 
J’ai envoyé un sms à mon mari : « Et puis arrête un peu avec la baise virtuelle (porno) et tu retrouveras une sexualité réelle. Laquelle est faite d’échange et pas à portée de clic, maintenant, je ne sais pas d’où vient ton problème ni comment faire pour que tu puisses avancer. » 
Sans réponse, je me suis crée un faux besoin d'aide pour qu'il passe chez moi.
 
Il est venu, m’a apporté de la colle à bois, à dénié toute porno addiction et m’a proposé de voir son historique. Devant cette bonne foi, et en gardant la possibilité de visiter le cache, le lendemain, je visite son historique en me disant que j’ai déliré. Durant ce temps, il grommelle sur le manque de confiance envers lui dont je fais montre et m’en culpabilise.  
Bang, sites porno, plusieurs pages, plusieurs fois. Je le lui dis et là, j’hallucine, il me dit « tu te fous de moi ? » Je l’amène devant l’ordi, lui montre, on continue à discuter. « C’est pas le moment de m’emmerder », « Ce ne sont que deux trois pages » (Non, c’est beaucoup de pages sur de longues sessions). « Tu sais comment c’est, on clique, j’ai pas regardé tout ça », « je cherchais à voir si ça m’excitait », je faisais une recherche sociologique » (ma préférée…) 
Déni total. 
Je lui formule ce déni, je lui dis que rien ne va évoluer dans ce cas là, je lui dis qu’il est devant un choix, joindre ses forces aux miennes pour sauver notre couple ou choisir de continuer ainsi.  
C’est pas le moment de l’emmerder, il doit se faire opérer, d’ailleurs il a pris RdV pile poil sur nos vacances, le lendemain du jour où je lui ai demandé de faire des choses avec moi. En gros je suis une chieuse et pour l’instant, il ne pense qu’à lui. 
Bien. 
Reste la question de mon choix. 
Continuer cette vie insatisfaisante avec lui, attendre après l’opération et y revenir ou jeter l’éponge et me détacher de lui ? 
Je me sens triste, en deuil, sans plus de confiance en lui, même pas de désir pour lui, je pense que s’il me touchait, je garderai cette amertume. Déçue qu’il ne veuille pas entendre ce que je lui dis, qu’il me rétorque que les sites porno, c’est pas une addiction et ne veuille pas s’en passer, « pour l’instant ». 
Je suis à distance. Je vais attendre son opération et sa rééducation. Après il reprendra le travail, et quand il bosse, notre relation est correcte. Je ne sais pas si il y va ou pas, mais s’il y va, c’est certainement moins et en tout cas il me désire. Je reviendrai néanmoins la dessus, car si c’est l’inactivité et l’angoisse qui le poussent dans cette consommation, à sa retraite je me demande ce que ça va donner. 
Je parcours le site, je me rends compte de vos combats à tous. Je n’attends pas précisément de conseil, sauf en ce qui concerne ma fixation sur ce problème, ce sentiment d’être trahie, abandonnée et ce besoin que j’éprouve d’être reliée et entendue. 
Je sens que je vais à nouveau prendre RDV chez une psy…. 
Merci de m’avoir lue. 

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MessagePosté le: Sam 29 Juil 2017 - 11:24    Sujet du message: Publicité
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Fabian


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MessagePosté le: Sam 29 Juil 2017 - 12:41    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
Bonjour Nadia,
ouf, fini de lire Wink
que te dire et surtout à une psy tu es la mieux placée pour répondre à tes questions non ?
sauf que tu n'es pas un homme et encore moins le tiens ...
je pense après avoir lu tout les témoignages de femmes que les même sentiments ressortent à chaque fois y compris ma femme.
il n'y a qu'une prise de conscience qui peut donner le déclic et ensuite un long chemin de croix.
toutes les addictions se soignent mais tout le monde n'en est pas capable et chacun le fait à sa vitesse
je te souhaite bcp de courage en tout cas et la seule question que tu devrais te poser pour moi est la suivante : que veux-tu ? pas dans la tête, au fond de ton coeur.
tes besoins tu les connais à lui d'en prendre conscience et de te rendre heureuse en stoppant les conneries
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Ich bin malade


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MessagePosté le: Sam 29 Juil 2017 - 13:06    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
Après un mal de crâne intense Mort de Rire

honnêtement je sais pas quoi te dire à part l'inverse de Fabien: que veux tu ? dans ta tête pas au fond de ton coeur
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Nadia


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MessagePosté le: Sam 29 Juil 2017 - 21:03    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
Merci pour votre lecture, en plus j'ai même pas fait dans le littéraire, ce qui aurait rendu ça plus digeste  Wink
Vous soulevez tous les deux LA question de ce que je veux et bien sûr le dilemme...
Dans ma tête, je veux patienter jusqu'à sa convalescence et essayer d'avancer sur ce point avec lui et s'il ne veut pas et si je reste à la diète sexuelle, le quitter, bien que ce soit douloureux. Mais je suis déjà partie une fois, je sais que je suis capable de rompre le lien.
Dans mon cœur je suis triste, je n'ai plus confiance en lui, je suis déçue par lui, mais j'aimerais tant qu'il fasse ça pour lui et notre couple, ce serait pour moi une preuve d'amour, et je serais fière de lui, de nous, pour avoir traversé cette épreuve.
Aujourd'hui nous sommes allés au torrent, avec la vieille chienne qui a de l'arthrose, nous n'avons pas marché et sommes allés à une vasque accessible, donc fréquentée.
Je me suis mise à l'écoute de mes ressentis : avais-je envie de lui? non. Avais-je envie de geste tendre, aucun s'il n'en faisait pas la démarche et au début, s'il l'avait faite, je ne sais pas si j'aurais pu. Je pense que j'étais animée au début par un désir de vengeance, du genre "mates-moi, t'auras rien". Mais il ne m'a pas matée, la chienne était notre centre d'intérêt, le moment était doux avec elle, qui sait si elle pourra y retourner l'année prochaine. Nous avons lu. Il ne m'a pas regardée une fois, par contre il a bien regardé une copine qui a dix ans de moins que moi, fort gironde. A son âge, je l'étais aussi, maintenant, bien que je sois svelte, la peau perd de son élasticité. Mais franchement, à côté de lui, avec son obésité, je suis pas mal. Je me suis dit que le désir ne s'appuyait pas sur le physique, car je l'ai toujours désiré, mais j'ai noté qu'il la regardait elle et pas moi.
j'observais, j'analysais ce que ça me faisait. Je me suis dit qu'il y avait entre nous quelque chose de l'ordre d'une solidarité familiale. Une relation sans sexualité. De la journée, pas un geste tendre. Ce sont des amis au bar qui m'ont pris dans les bras (mon fils a eu un accident de voiture hier, dieu merci, sans séquelles, sauf qu'il n'a plus de voiture, de permis et que dans son message embrouillé, j'ai confondu deux évènements : son accident et un massage cardiaque qu'il a dû pratiquer sur quelqu'un qui connaissait et qui est mort. J'ai cru que c'était lié. Non.)
Je ne sais pas où j'en suis dans mes choix et je suis quelqu'un qui a beaucoup de patience et qui a besoin de mûrir les choses. Sauf si je suis en danger. A l'agression physique, je suis partie illico.
Cet homme là, j'ai pu lui pardonner, je ne fais jamais resurgir le passé, (sauf pour moi, quand j'ai besoin d'analyser comme à présent), je sais que j'ai une profonde affection pour lui. Je sais aussi que je réagis à présent, avec ma déception, mon manque de confiance en lui.
Cette patience est chevillée à un rêve.
Choisir, la tête, le cœur?
Je n'y arrive pas!
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Ultreïa


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MessagePosté le: Sam 29 Juil 2017 - 21:05    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
Bonjour Nadia,
Je me permets de te tutoyer, comme on le fait entre nous sur ce forum.
Si ton mari est dans le déni de son addiction... tu ne peux pas faire grand-chose..
il faut que lui reconnaisse son addiction; et qu'ensuite, il ait envie d'en sortir en reconnaissant que ce n'est pas bon pour lui...
Ce sont les 2 premières étapes.
Toi, de ton côté, tu as à faire le point sur ce que tu es prête à vivre...
Bon courage
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Fabian


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MessagePosté le: Sam 29 Juil 2017 - 21:17    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
bonsoir,
très touchant ton message et à la première lecture je dirais que vous êtes plus un "vieux" couple ou des amis que des amants ou des amoureux.
cela peut-il tenir comme ça ? j'en doute...
pour moi tu as de l'affection pour lui et lui est perdu et il n'ose même plus te regarder (pas que tu ne l'attire pas ou plus mais car il a peur de te regarder)
l'affection il y en a mais es-ce encore de l'amour ?
rester pour ton confort et la peur de l'inconnu ?
quel que soit ton âge c'est difficile de reconstruire qqe chose après ça et c'est certainement mieux et un constat d'échec ne fait jamais plaisir mais parfois il faut se poser et admettre l'inéluctable
je ne devrais pas parler comme ça car je ne le veux pas pour moi et mon couple.
je donne mon avis de l'extérieur en te lisant mais qui suis-je pour te dire ce que tu dois faire ?
bonne chance en tout cas et je te suivrai
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Nadia


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MessagePosté le: Sam 29 Juil 2017 - 21:40    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
Punaise, c'est chaud ce que vous me renvoyez, j'en pleure, parce que je suis en face de l'inéluctable, je le sais. J'attendrais son opération, sa convalescence.
je reste pas par confort, mais par fidélité.
Et une part de rêve..
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Ultreïa


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MessagePosté le: Sam 29 Juil 2017 - 21:44    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
C'est beau ton choix de rester avec lui, par fidélité.
Il a de la chance de t'avoir à ses côtés.
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Nadia


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MessagePosté le: Sam 29 Juil 2017 - 21:56    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
Non, je mens. J'ai besoin de lui pour un confort, sa présence familiale et tendre quelque fois. suis-je prête à vivre seule?Il me soutient dans mon burn out familial, je le reconnais. Et suis-je prête à le traverser seule? non
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MessagePosté le: Sam 29 Juil 2017 - 22:01    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
Ne te presse pas à prendre des décisions importantes.. Laisse mûrir les choses en toi...
bon courage
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Nadia


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MessagePosté le: Dim 30 Juil 2017 - 19:58    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
Aujourd’hui, j’ai envoyé un sms à mon mari, en lui disant que j’étais désespérée. Il me répond que je lui suis indispensable, qu’il y a des trucs qui blairent et qu’il s’efforce de régler. On se retrouve en fin d’après midi et je lui demande s’il veut bien entendre ce qui me désespère.
Entre temps, je suis allée sur le site http://pornodependance.com, j’ai rempli le questionnaire et j’ ai trouvé une piste sur le site. Abstinence d’un mois, pour voir si oui ou non, je me faisais des idées.
Donc, quand on a parlé, j’ai pu lui exprimer ce que je ressentais, il a essayé de se justifier, je lui ai dit que je ne lui faisais pas de reproche, qu’il s’était engagé à entendre ma douleur et là, il m’a entendue. Je lui ai dit calmement les effets que ça avait sur moi ses visites de sites pornos, ses pannes d’érection, son mensonge.
Et là, je l’ai carrément vu tomber des nues, je pense que j’avais mal communiqué, car il m’a dit : « je n’avais pas idée de la douleur que ça te créait ». Je lui ai parlé de la banalisation sociale de cette pratique, qu’on était homme et femme victimes de l’industrie du sexe et je lui ai demandé de ne pas pratiquer, durant un mois. S’il peut tenir le challenge, je serais rassurée, il n’est pas addict, mais on va parler des visites de sites pornographiques quand même, s’il ne tient pas, je souhaite qu’il me le dise, car un mensonge de plus aggraverait ma perte de confiance. Je lui ai dit qu’au bout d’un mois, je vérifierais, même s’il m’oppose la violation de vie privée et son jardin secret, car je pâtis de cette pratique.
Il m’a dit ok.
Après j’ai parlé encore et encore, de mon sentiment d’avoir été trompée, avec de vraies personnes, des professionnelles, de me sentir minable, du temps que ça dure cette pratique là, qui a fait que je n’habite plus avec lui, même si j’avais pas percuté, que je pensais que c’était violence, mais qu’à la base, y avait l’addiction au porno, et il l’a reconnu, avoir franchement dérapé à ce moment là. Il a compris mes doutes à présent.
Enfin, je lui ai dit combien me répugnaient les contrôles de l’ordi, cette sorte de posture parentale et rappelé que même s’il efface l’historique, je suis en mesure de voir le cache, et qu’il n’y peut rien (bien sûr qu’il peut, mais je vais pas lui filer les tuyaux). Je lui ai dit que s’il n’y arrivait pas, je ne me mettrait pas en colère, je mettrais tout en œuvre pour l’accompagner à un décrochage, on est tous les deux addicts à la clop, je peux comprendre.
Il m’a dit être honteux de ce qu’il faisait, mais que c’était plus fort que lui.
Il ne se pense pas addict, même s’il reconnaît l’avoir été il y a 4 ans, 7 ans, tout ça avec moi et ses pannes de désir. Et avant avec sa femme, et avant, avec des prostituées.
C’est du lourd…
Bon, on va voir, d’ici un mois.
Il m’a dit que c’était facile d’abandonner cette pratique car il ne veut pas me perdre.
Je lui ai dit que je voulais bien le croire, mais qu’il me dise, s’il n’y parvient pas. Je lui ferai lire le site et le forum.
Merci de votre présence qui m’aide
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Ultreïa


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MessagePosté le: Dim 30 Juil 2017 - 22:17    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
Nadia,
c'est une étape importante pour toi et pour lui que d'avoir pu lui dire tout cela.
L'addiction de ton compagnon est forte...
Ce sera un chemin vraiment difficile pour lui, mais c'est possible: les témoignages de sevrages réussis sont là pour le dire.
Bon courage à toi.
Il te faut de ton côté travailler pour trouver la juste posture, comme compagne d'un dépendant.
j'ai trouvé une page que tu as peut-être déjà vue, qui peut aider les compagnes de dépendants
http://www.pornodependance.com/AccompagnerDependant.htm
bon courage !
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Nadia


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MessagePosté le: Lun 31 Juil 2017 - 12:21    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
Merci Ultreïa, oui, j'ai lu cette page et ça m'a bien aidée.
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Ultreïa


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MessagePosté le: Lun 31 Juil 2017 - 21:03    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
Bon courage à toi
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Nadia


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MessagePosté le: Mar 1 Aoû 2017 - 23:12    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
Le jour où j’ai cherché à saisir les raisons de son délaissement, j’étais meurtrie et en rage, et je me suis inscrite sur un site de rencontre dont France Inter fait la pub. Lorsque j’ai fait le lien avec la porno dépendance, je me suis inscrite sur ce site, où j’ai commencé à lire, et j’ai écrit à mon tour. Durant deux jours j’ai quand-même analysé ce qui se passait en moi. Avec le site consacré çà la pornodépendance, j’apprenais et je trouvais de l’aide, dont cette idée de tester un mois, vu qu’il me disait qu’il n’était pas dépendant. J’analysais aussi ce que je faisais sur un site de rencontres et j’ai compris que je me rassurais, style, mais si tu veux, tu peux construire une nouvelle relation. Donc d’un côté rester et l’aider, d’un autre partir.
Je n’avais pas mis de photos, mais quelqu’un m’a contacté au vu de ce questionnaire qui soit disant renseigne sur le taux de compatibilité et classe les gens. Nous étions assez proches géographiquement, ce qu’il disait été censé et je me suis dit : pourquoi pas. Nous avons donc convenu de faire connaissance de vive voix car, tout comme moi, discuter un temps fou sur un site de rencontre, virtuellement, ça ne lui disait rien.
Une heure avant le rendez-vous fixé, je me suis trouvée en panique totale et puis je me suis calmée en me disant que j’allais être franche avec cet homme. Après tout, ça disait rencontre, et pas mariage ou plan sexe. Et rencontrer l’autre, ça me plaît, sinon je ferais pas ce métier.
J’étais un peu nerveuse au début (ma première fois et ce que j’avais à lui dire n’était pas banal).
J’en suis aux faits assez rapidement pour qu’il puisse s’orienter. Il s’est montré curieux, étant prof dans un collège il était au courant des effets de la pornodépendance, dont nous avons évoqué les effets délétères chez les prépubère et ados. Il m’a parlé de lui, de son enseignement des arts plastiques et de ses peintures. Il se trouve que je peins, je sculpte et fais des créations de meubles en carton. (J’ai commencé à penser que ce site étais pas si mal foutu finalement côté centre d’intérêts). Nous avons parlé des ponts qui nous unissaient dans la sphère professionnelle (je reçois des enfants et des ados en cabinet, il anime des classes ou des enfants sont en difficultés), nous avons parlé dessins d’enfants, regards croisés d’un prof et d’une psy.
A la deuxième bière, il m’a demandé ce que je voulais et je lui ai dit que je naviguais à vue. Que je voulais aider mon mari, qu’on en était au test d’un mois sans, et que si sa dépendance été avérée, je voulais l’aider. Nous avons parlé du site de rencontre, de son expérience à lui : de ce qu’il avait analysé des différents comportements des gens et de combien ils se pensaient pris dans un rôle du moment où ils s’étaient inscrit sur un site de rencontre.
Nous avons décidé d’aller manger un bout. Nous avons parlé de nos enfants, brossé à grand trait nos vie, évoqué ses années de psychanalyse et les miennes, évoqué nos réseaux sociaux où il se trouve que nous avions beaucoup de connaissances en commun.
Aux desserts, c’était nos concerts mythiques. Et nos troupes d’arts de rues, circaciens, festivals ou groupes actuels.
J’ai passé une belle soirée, et lui aussi. On s’est fait la bises et on s’est dit qu’on se reverrait avec plaisir.
Une rencontre, pas de drague, de séduction, de l’échange, du partage.
Le lendemain un sms de lui me disant qu’il était heureux d’avoir vu mon visage s’éclairer au cours de la soirée. Auquel j’ai répondu.
Pas une once de culpabilité envers mon mari. J’avais juste échangé avec quelqu’un qui aurait pu être dans mon réseau social, vu qu’on a des connaissances communes, mais à qui jamais je n’aurais parlé ainsi.
Un seul truc à analyser, il a eu tout comme moi le souci d’être sur un lieu où on ne soit pas trop connus et donc susceptibles d’être « envahis » par nos connaissances, bien que nous ayions, de part nos métiers, été salués plusieurs fois. (Département densité Sahel).
Je me suis dit que c’était mon jardin secret, comme ses visionnages de porno qu’il a qualifié ainsi).
J’ai fait aussi la différence avec une consultation psy, qui est aussi un jardin secret.
Un plaisir de partager secret ?
Ce n’était pas un travail sur soi, bien que j’ai été soufflée par ces qualités d’écoute, de questionnement et d’analyse qui franchement le plaçait dans des qualités requises pour être psy.
C’était une rencontre, une vraie rencontre, qui m’a fait du bien sans léser personne.
Et je pense que dans cette charge, et mes mots sont bien pesés, d’aider son compagnon pornodépendant, en plus d’un accompagnement psy, adjoindre plusieurs traitements légèreté s’impose.
Dans ce besoin d’en parler, que j’aurais du intituler carnet, mais je n’en n’avais pas compris l’utilité. Enfin, voyez le comme un carnet.
Voilà mon projet d’accompagnement à l’aide à ce jour J
Aide psy
Aide amis intimes
Aide forum
Aide lecture
Aide prévention (je viens d’alerter un ami pratiquant et se plaignant de son recours au porno, multipliant les sites de rencontre sans lendemain à propos de son fils ado, et de lui même il m’a dit : peut-être moi ? Je lui ai dit oui, je me souviens de ce que tu m’as dit. Et je me suis sentie bien, car quelque chose a été saisi. J’ai failli m’étrangler quand il m’a dit t’as plkus qu’à en regarder avec lui pour vous exciter tous les deux, mais j’ai été une amie très « pro » en lui disant que c’était bien plus complexe et en lui demandant de consulter le site et le forum.) Être acteur dans la prévention aide.
Aide ma profession : j’ai des gamins de 12 ans qui craquent le contrôle parental de leur Iphone et visionnent du porno ! Information pré ado, parents, professeurs et familles d’accueils + ASE.
(ceci je le fais depuis deux ans)
Aide nature, torrent, ballade et booster++ son mec, mais à défaut, le faire seule.
Aide plaisir quotidien, pieds dans l’herbe, chant d’oiseau, toute parcelle de beauté et de bien être, tout moment de rencontre fugitive, belle et vraie.
Et celle là, bizarre mais vraiment généreuse. J’ai pleuré plus qu’il n’en faut de n’être pas touchée, je me suis aussi masturbée, dieu merci, toujours en m’aimant, en prenant soin de moi. Deux fois je l’ai fait, vengeresse, en adressant mes masturbations à mon mari dans des mises en scènes de pure délicatesse et pas du tout porno à lui que j’avais enchaîné. Je me réveille le matin, à la fois érotisée, avec un truc délicieux dans mon corps et sans amertume, complètement bizarre. Je me sens sexuée, désirée, debout et belle. Et pourtant ça fait trois mois que je n’ai pas fait l’amour. Donc :
Aide essentielle : NE PAS SE PLACER EN VICTIME
Si on a décidé d’aider, on se fait plaisir. On se ressource. Et on pense pas à son compagnon 24/24, on est pas des retraits de débit automatiques.
Et puis oui, encore une aide, l’humour.
Allez bises à vous, ce soir je tiens la forme !
J’espère qu’elle vous sera aidante.
Le principal, qu’on reste, qu’on parte, c’est de se respecter, de ne pas se sacrifier, de prendre soin de soi, avec des actes honnêtes, vrais, respectueux de tous, fussent-ils fous.
Tiens, pas mal comme signature;)
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Ultreïa


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MessagePosté le: Mer 2 Aoû 2017 - 07:06    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
Bonjour Nadia,
un long et beau post qui t'aura certainement aidé à clarifier ton attitude en mettant des mots sur ce que tu as vécu, et qui nous permet de t'accompagner sur ton chemin. Merci pour ce partage.
Ma réaction:
Je trouve belle ta rencontre, dans la mesure où tu as été vraie avec lui dès le départ. Je trouve beau que tu aies exprimé ton désir de rester fidèle à ton conjoint.
Juste un questionnement qui m'est venu à la lecture de ton post: j'imagine que tu as des précisions sur ses intentions à lui (est-il lui-même actuellement en couple ? en recherche d'une nouvelle compagne ?)
car si vous continuez à nouer des liens, tu sais que les sentiments peuvent alors grandir... 
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Fabian


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MessagePosté le: Mer 2 Aoû 2017 - 20:17    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
Bonsoir Nadia,
J'aime beaucoup te lire tes analyses sont pertinentes on sent le côté pro Wink
courage à toi en tout cas et bravo d'affronter ça mais en prenant soin de toi
comme le dis ultreïa attention quand même aux nouvelles amitiés "désintéressées" dans un premier temps car addiction ou pas un homme reste un homme (et une femme une femme)
mais ce qui doit arriver arrive toujours Smile
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Nadia


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MessagePosté le: Mer 2 Aoû 2017 - 21:15    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
Oui, Ultreia et Fabian, c'est désintéressé semble-t-il mais je suis vigilante.
Merci de me lire. Et aussi de me parler, enfin, en gros nous nous rencontrons nous aussi.
Cette rencontre est "intéressée" de sa part comme de la mienne.
Il cherche clairement une compagne mais est capable de rencontre amicale et aussi sexuelle. Je connais son ex, on a découvert ça. Il est honnête, moi aussi.
Et je ne suis pas manipulable, sauf par mon mari.
J'ai jugé la relation saine.
Il n'est pas en train de m'accabler de textos.
Je ne suis pas amoureuse de lui, c'était juste un bon moment de partage.
Aucun rendez-vous pris, juste un boost pour moi, vous inquiétez pas.
Je vais poster à la suite, notre soirée, avec l'homme que j'aime.
Merci de me lire, vous m'aidez.
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Nadia


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MessagePosté le: Mer 2 Aoû 2017 - 21:16    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
Ce soir, il est venu chez moi sur mon invitation à boire une bière blanche bien fraîche.
Déjà, j’étais contente qu’il se déplace, d’habitude c’est non et c’est toujours moi qui vais chez lui.
Il a essayé de me proposer demain, je lui ai dit que le jeudi était une journée très lourde pour moi.
Il est venu, nous avons parlé de canicule, de banalités. Moi j’avais plusieurs points en tête, mais j’ai patienté.
Durant cet échange, j’ai remarqué qu’il me regardait de façon désirante et il m’a même dit que j’étais très belle. Puis il m’a demandé si je voulais bien venir dans ses bras, l’embrasser. J’y suis allée, en écoutant mes ressentis. Besoin de ses bras, pas possible de l’embrasser sur la bouche et ça s’est ouvert. Je l’ai enserré assise, des bisous, mais le french kiss , je pouvais pas. J’essayais de sentir son érection, je pense que si je l’avais sentie, je me serais lâchée, mais rien. Il a commencé à me caresser et j’ai senti monter mon excitation. J’ai paniqué en cherchant son érection, en me collant à lui pour la détecter. Et je le lui ai dit. Là il m’a dit qu’il se contrôlait et je lui ai demandé de se laisser aller. Mais rien. A un moment, j’ai senti que ça devenait dangereux pour moi, pour nous. Je me suis éloignée, lui ai expliqué qu’il m’excitait et que lui, il ne l’était pas, même s’il me désirait. Je lui ai parlé de ma frustration sexuelle et du risque que ça dérape dans des paroles blessantes de ma part si ces caresses se poursuivaient : mon excitation et ma recherche angoissée de son érection. Je lui ai dit que j’avais perçu son désir mais que mon niveau de frustration ne permettait pas qu’il poursuive ses caresses sans risque de pétage de plomb.
Car on a déjà fait ça. Lui essayant d’avoir une érection et m’excitant à un point que ça devient insupportable, que je craque, que je lui dis des choses pas agréables à entendre pour lui et que je pleure.
Je lui ai demandé de comprendre ma frustration et proposé un filtre « mot de code » comme dans les pratiques SM. Nous en avons convenu, ainsi, il pourra rechercher son érection, mais pas au point de me faire souffrir.
Il m’a ensuite parlé de sa peur de ne pas avoir d’érection qui le bloque. Je comprends. Et j’ai lu sur le site que ça revenait pas comme ça.
Je lui ai demandé s’il avait été sur les sites pornos : non, même pas l’envie. Je veux bien le croire, je vérifierai dans 3 semaines. Il le sait. Je ferais about cache. (si des compagnes veulent comprendre la manip, en MP).
Nous avons aussi évoqué nos vacances ensemble et la nécessité de repli, pour moi, si trop frustrée.
En gros, il a bien saisi ma frustration et le dommage que ça pouvait lui causer s’il cherchait à retrouver son érection en m’excitant sans rien me donner. Juste l’interrogation partagée sur sa bandaison.
C’est un classique ça ?
Il m’a parlé de pimenter l’acte sexuel (j’ai eu une fois le déplaisir de le trouver inscrit sur des sites échangistes, où il n’impliquait, et moi, c’est pas mon truc, et j’ai là aussi pété un plomb !).
Je lui ai dit que j’étais morte de faim, que pimenter pour moi n’avait aucun sens, que j’étais infoutue de pimenter parce que , excusez l’expression, j’avais déjà le feu au cul ! Un piment de plus, je pète un câble. J’ai pas envie de libertinage. J’ai envie de faire l’amour avec lui, mais c’est pas possible. Je me traîne un type qui me désire, pas conscient de ses actes qui génèrent de la souffrance en moi et je reste avec lui par amour ?
Mais je suis maso ou quoi ?
Et c’est quoi cette trouvaille du nom de code ?
Bang dans ma gueule !
Aider ou masochisme ?
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Nadia


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MessagePosté le: Mer 2 Aoû 2017 - 21:35    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
ça c'est pas propre ni réglo
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Ultreïa


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MessagePosté le: Mer 2 Aoû 2017 - 22:22    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
Nadia,
je viens de lire ton post; pas possible pour moi de t'aider autrement qu'en lisant ce que tu écris.
Je suis célibataire (par choix, sans chercher à créer une vie de couple), et je me sens bien incapable de donner mon avis.
Bon courage, en espérant que d'autres pourront réagir pour t'aider.
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Fabian


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MessagePosté le: Jeu 3 Aoû 2017 - 14:39    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
bonjour Nadia,
je pense que tu es dans le bon et que le mieux pour moi est de te lire car tu m'apprends beaucoup de choses et si je pense avoir qqe chose à dire je ne manquerai pas l'occasion
un carnet est une bonne chose pour toi pour t'exprimer, te défouler Smile
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Nadia


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MessagePosté le: Sam 5 Aoû 2017 - 21:42    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
Bon, je pense que je me suis fait un coup de parano lors de mon dernier message.
Le lendemain, il m’a dit que ses difficultés d’érection étaient dues à la pression qu’il se mettait pour en avoir une et à sa peur de me décevoir et encore me frustrer et que depuis qu’il avait pris conscience de ma douleur et des effets que ça avait, il n’avait même pas eu la tentation d’aller, sur un site porno et qu’il n’avait pas eu à lutter pour ne pas y aller.
Samedi, il m’a invitée à manger. Étant occupée avant, je lui demande, alors qu’il nous a servi un apéro, si je peux utiliser son ordinateur car j’ai un truc à rechercher, je lui dis que c’est un peu cavalier, mais que ça ne sera pas long. Pas de souci. J’y vais, et il me rejoint avec nos verres. Et voilà ce que fait faire la découverte que son mari est sur un site porno : alors qu’avant j’aurais juste pensé qu’il voulait être avec moi (je faisais une recherche sur un vpn pour android histoire de pouvoir me connecter en vacances sur un réseau public en toute sécurité, rien de bien confidentiel), là je me mets à penser : « il vient parce qu’il a peur que je regarde son historique dans son dos. » Pourtant je lui ai dit que je ne ferai cette vérification qu’à la fin du mois. Il me dit qu’il ne comprend rien aux pages que je visite et je laisse tomber l’affaire, j’ai la réponse à la question, il y en a un en version d’essai très bon que j’installerai au moment voulu.
Mais voilà, je note que je ne suis pas tranquille, la thématique du porno se tient entre lui et moi.
Nous retournons à table, prolongeons l’apéro. Ce coup-ci, il ne me regarde pas comme lors de notre dernière rencontre. D’ailleurs sa façon de me « mater » m’avait un peu mise mal à l’aise, j’y avais ressenti une sorte de voyeurisme qui n’était pas le regard yeux dans les yeux avec ce quelque chose qui monte en soi, mais comme un découpage, regard fixé sur mes seins, mes jambes etc. Dans mon dernier post, j’ai dit qu’il me désirait, mais je ne pense pas. Il me semble qu’il tentait par là de refaire exister mon corps, d’aller vers moi, mais il le faisait comme si j’étais objet d’un possible désir. Voilà ce que je m’en explique, et voilà pourquoi il n’a pas pu bander.
Là, il me regarde, dans les yeux. Je n’ai pas vraiment beaucoup changé depuis trois jours, je porte la même robe, mais il ne mate plus. Nous parlons, de tout et de rien, nous échangeons, c’est sans tension.
Et nous parlons canicule, bien sûr, comment ne pas en parler quand on vit dans un lieu en alerte niveau 3 et qu’on l’éprouve.
Et là, je lui dis que hier, vers 23h, j’ai vécu un moment délicieux.
Je vous en précise le contexte, qu’il connaît, mais pas vous.
Je vis dans un corps de ferme et nous sommes plusieurs à partager ce lieu et à bien nous y entendre, avoir des relations d’entraide et cordiales. Il y a un grand jardin, des arbres et même un bananier. L’entretien est assuré par le père de mon propriétaire et mon propriétaire aussi. Et puis P. 89 ans, une femme pétillante qui sait parler aux poules, aux plantes et aux oiseaux. L’arrosage automatique commence à la tombée de la nuit, là, j’ouvre les fenêtres, je fais un courant d’air et enfin, un peu de fraîcheur. Il y a de la sensualité autre que sexuelle sous canicule Wink
Le père de mon propriétaire a la particularité d’être naturiste.Un matin, alors que je rentrais et l’ai salué pendant qu’il prenait son petit déjeuner, il a toqué à ma porte, quelques minutes plus tard et m’a expliqué, plutôt gêné, qu’il n’était pas un pervers, qu’il était naturiste et que si personne (pas ma voiture, pas son fils, sa femme, ses enfants, pas moi, pas l’autre locataire), il savourait de se mettre à poil. Je l’avais juste surpris. Je l’ai rassuré, dit moi-même que je l’étais. Nous avons parlé de ma clientèle, il a dit qu’il en était soucieux et quand ma voiture était là, il s’abstenait. (Bon, ma voiture pourrait être au garage ou prêtée, mais je suis pour la liberté des gens, si mes clients tombent sur un type de 70 ans ou plus je crois, à poil, que ça les traumatise, je verrai ça avec eux. Mais j’ai aussi une clientèle assez capable de ne pas y voir de problèmes.).
Donc, quand P, ma voisine et moi sommes là, il baguenaude à poil. Je le sais, parce que quand P. sonne chez moi et que je lui dis : « une instant, suis toute nue ! » elle me dit « pas grave, suis habituée avec M. », le père.).
Voilà le contexte. A certains moments des gens peuvent goûter la sensualité de la fraîcheur de la nuit, de l’aube en plein cœur de l’été, ou d’un soleil naissant sur la totalité de leur épiderme, en période tempérée, et une autre l’accepter sans que ça ne pose de problème. Et rien de tout cela n’est sexualisé.
Fin du contexte. Je pense qu’il est important d’accorder de l’attention à chaque moment de nos vies, voilà pourquoi je vous décris tout cela, et je vous le décris d’autant plus, Ultréia et Fabian, qui me lisent, dommage que les compagnes ne me lisent pas, je pense aussi que ça pourrait aider.
Donc voilà ce que je dis à l’homme que j’aime : « hier soir, j’ai été chercher mon paquet de tabac neuf dans la voiture (eh oui, moi aussi, je suis addict). Il faisait si chaud, j’étais nue dans la maison, je n’ai pas eu envie de m’habiller. J’ai regretté de ne pas pouvoir emporter le paréo qui est dans ta voiture, mais je suis sortie nue et c’était bon. ». Je lui parle de mes pieds dans la fraîcheur arrosée de l’herbe, qui m’a enlacée, de moi dans cette solitude, ce bonheur, de mon pipi sous le néflier, de mon bonheur tout simple, mon corps qui rafraîchit après des températures infernales (plus mon , excusez moi l’expression, mon « feu au cul » interne. Difficile de vivre canicule et frustration sexuelle, tout est en feu, et le Sud Est, région où je vis, est en feu. Flippant). Je lui parle d’un pur moment de bonheur.
Et là il me dit : « Et si on t’avait vue ? », et je lui dis que 5 mn après, j’ai entendu du bruit et en regardant par la fenêtre, j’ai vu M. à poil, qui se délectait de la fraîcheur.
Moi, très franchement, je l’aurais rencontré, on aurait pu s’asseoir ensemble, parler, sans idée de sexe ou de séduction, mais lui, cette idée, ça l’a fait devenir très dur sous son short, que quelqu’un me voit nue. Ma narration, ça l’a mit dans un état pas possible. J’étais pas en train de l’exciter, je racontais un truc simple selon moi.
On a fait l’amour, c’était bon.
Je me suis dit qu’il était devenu sensible au narratif (ce que les femmes sont), plutôt qu’au visuel. Bien qu’il soit question de si quelqu’un m’avait vue.
Je pense que c’est une belle avancée pour nous, non ?
Enfin, c’est bizarre, l’idée que quelqu’un me voit, ça l’a excité.
Voir des films porno, finalement, c’est du voyeurisme, non ?
Et là, j’étais pile poil dans son fantasme, sans le savoir. Nue, en posture d’être surprise, bien que pour moi ce ne soit pas un fantasme exhib, juste la nuit, du frais sur moi, rien de sexuel.
Mater du porno, c’est mater non ?
Qu’en pensez vous ?
Si c’était du voyeurisme ?
A suivre...




Je mets un maillot, je dors sur la pelouse, frais
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Dernière édition par Nadia le Dim 6 Aoû 2017 - 09:40; édité 1 fois
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Ultreïa


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MessagePosté le: Sam 5 Aoû 2017 - 23:59    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
message effacé
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Nadia


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MessagePosté le: Dim 6 Aoû 2017 - 09:41    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
Excuse-moi, c'est vrai, j'ai pas bien mesuré la portée de mz phrase de votre côté, je l'ai virée.
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Nadia


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MessagePosté le: Dim 13 Aoû 2017 - 00:26    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
Je pense que je me suis trompée mais au moins ai-je pu explorer le problème.Je vous copie la lettre à mon mari. Je suis désolée de vous avoir blessés. Je cherchais.
"
Mon amour,


Je viens de finir mon livre. (Puissant, je suis fan de Murakami!). J’ai lu la majeure partie de la journée, sauf interruption pour mes courses. J‘en ai mal aux fesses ! J’ai bien suivi tes instructions et j’ai mangé, midi et soir. Avec douceurs, glace menthe chocolat. 
Cette lettre pour te dire que je suis heureuse de notre soirée d’hier soir,du fait que tu ne repousses pas mon excitation et que tu aies envie de faire l’amour avec moi. Cela me fait un bien fou, me rassure, me stabilise. J’ai a peu près saisi que j’ai besoin de faire l’amour une fois par semaine (j’ai ralenti le rythme et me refrène, en fait, ce matin j’aurais bien remis ça, mais je n’étais pas prise à la gorge).
Je suis quelqu’un de solitaire, et à la fois social, mais qui a un grand besoin de stabilité affective. Mes émotions me submergent aussi, tu as du t’en rendre compte, je ne sais absolument pas les « gérer ».
En Juillet, à part N; et J., tout est parti en couilles pour moi, ça n’a pas été facile. Et comme ça fait plusieurs années que ça part en couilles pour moi, j’ai atteint la limite : je me suis engueulée avec mon fils, la mère de mon petit fils, toi. Et au boulot, j’ai assis une position de respect de la part de la directrice, comme quoi je gère un peu, même dans le désert affectif. Je me suis trouvée dans la détresse mais avec les moyens d’y faire face. Donner ce piano à N. fait partie de mes moyens d’y faire face.


Voilà 15 jours que lorsque je te fais part de mon désir sexuel, je m’aperçois qu’il est partagé. Tu n’as pas idée du bien que ça me fait et de quel stress je suis déchargée. J’ai cru devenir folle à l’idée que tu préférais le porno à moi. C’était une hypothèse, reliée au moment où je t’ai quitté. Je pense que les traces de pornos étaient liées à ton opération de la hanche, et non, tu n’es pas addict. Et le pire, quand tu m’as dit : « je fais une étude » et que ça m’a mis dans les tours, c’est de m’apercevoir que durant trois jours, moi aussi, j’avais fait une « étude » sur porn hub, et je m’étais pas branlée, j’analysais le truc. Que je m’étais inscrite sur un site de rencontre de rage. Que je présentais tous les signes de l’addict, ce que je n’étais pas. Je cherchais, j’ai même rencontré un homme, avec lequel j’ai été honnête. Un type bien. On a parlé, bu deux bières, mangé une pizza. Et ça m’a donné la force de me sortir les doigts du cul.
Merci de l’avoir fait, toi aussi. Te sortir les doigts du cul.
Je pense que c’est relié.


Je te retrouve, toi, l’homme que j’aime, que je désire, ouvert, curieux, qui ne me repousse pas et qui prend plaisir à notre érotisme, notre amour, notre lien.
Ne perdons plus jamais ça, je t’en prie.
Je t’aime.
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Ultreïa


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MessagePosté le: Dim 13 Aoû 2017 - 08:40    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
Tant mieux si tout va mieux pour toi; on se réjouit avec toi
bonne continuation et bonne route sur ton chemin de vie de couple !
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Ich bin malade


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MessagePosté le: Dim 13 Aoû 2017 - 10:49    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
Ça fait plaisir de voir un couple aller mieux ! bonne continuation
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Nadia


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MessagePosté le: Dim 13 Aoû 2017 - 17:11    Sujet du message: Besoin d'en parler... Répondre en citant
Merci pour votre accueil.
Je vais rester là, car vous m'avez aidé, c'est une belle rencontre.
Je pense être sortie de l'impasse "compagne d'addict" mais je l'ai été, sans le savoir.
Et puis un mois sans porno, c'est bien, le retour du désir, c'est bien aussi, mais selon les aléas de la vie, je peux encore y être confrontée.
Enfin, de part mon boulot, je reçois pas mal d'ados qui s'affrontent à ça. Et vous m'enseignez.
Alors, je reviendrais, et en MP aussi.
Merci
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