Traduction d'un article de YourBrainOnPorn

 
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Servilus


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MessagePosté le: Mer 25 Sep 2013 - 22:31    Sujet du message: Traduction d'un article de YourBrainOnPorn Répondre en citant
Bonjour à tous!

Ayant fait des études d'anglais, je me suis dit que faire la traduction de ce texte fondateur sur l'addiction à la pornographie serait intéressant. L'article en question est paru sur le site YourBrainOnPorn (http://yourbrainonporn.com/doing-what-you-evolved-to-do).

Je vous en fais donc profiter et vous encourage vivement à le découvrir si vous ne le connaissez pas car il apporte une dimension physiologique au problème. Bonne lecture!

PS: je rappelle que je n'ai pas écrit l'article, je n'ai fait que le traduire!


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Introduction aux concepts scientifiques


Que se passe-t-il lorsque l'on dépose un rat mâle dans une cage où se trouve une femelle réceptive? Dans un premier temps, une furie copulatoire. Puis, progressivement, le mâle se lasse de cette femelle en particulier. Même si elle est prête à continuer, lui en a eu assez. Cependant, remplacez ladite femelle par une autre toute fraîche, et le mâle se réveille immédiatement pour tenter de la féconder avec ardeur.
L'opération peut être répétée avec de nouvelles femelles jusqu'à ce qu'il soit complètement épuisé.

C'est ce qu'on appelle l'effet Coolidge — la réaction systématique face à de nouveaux partenaires. Et c'est ce qui rend accro à la pornographie sur Internet.

Tout comme ce rat de laboratoire, notre cerveau possède un mécanisme primitif qui nous incombe de féconder les femelles, les mâles (ou quoi ou qu'est-ce) en deux dimensions qui apparaissent sur notre écran. (Notez bien que l'effet Coolidge touche aussi les femmes. Des études démontrent que, lorsqu'elles en ont l'occasion, les femelles humaines sont tout aussi promptes à s'offrir à n'importe qui que les mâles).

Les circuits primitifs dans notre cerveau gouvernent les émotions, les pulsions, les envies et les prises de décisions du subconscient. Ils sont si efficaces que l'évolution n'a pas jugé bon de les changer tant que ça depuis l'époque où les humains n'étaient pas encore des humains.

Plus de dopamine!

Pour nous, pour les rats et pour tous les mammifères, le désir et la motivation de s'accoupler vient d'une substance neurochimique appelée dopamine. La dopamine stimule le centre de la partie primitive du cerveau: le circuit de la récompense.

Le vieux circuit de la récompense nous pousse à faire des choses qui favorisent notre survie et transmettent nos gènes. En tête de liste des récompenses humaines figurent la nourriture, le sexe, l'amour, l'amitié et la nouveauté. On les appelle "moyens naturels de renforcement", par opposition aux substances chimiques addictives.

Le but évolutif de la dopamine est de nous motiver à assurer notre descendance. Plus la dose sera forte, plus on voudra quelque chose. Pas de dopamine, et cette chose sera simplement ignorée. Gâteau au chocolat et glace: la dopamine affluera. Céleri: elle sera à peine perceptible. La stimulation sexuelle et l'orgasme représentent l'afflux de dopamine le plus important que notre circuit de la récompense soit en mesure de dispenser.

Bien que la dopamine soit parfois considérée comme la "molécule du plaisir", il se peut que ce ne soit pas techniquement exact. La dopamine, c'est avant tout être en quête de la récompense, l'anticipation (notre motivation et notre envie). Bien que ce soit sujet à controverse, il semble que la récompense finale et les sensations agréables nous soient procurée par les opioïdes. La dopamine concerne donc le désir, et les opioïdes le plaisir.

Comme la psychologue Susan Weinschenk l'explique dans un article paru en 2009, la dopamine ne nous fait pas ressentir le plaisir, elle nous pousse plutôt à le rechercher. "La dopamine nous fait vouloir, désirer, chercher et traquer," écrit-elle. Ce sont les opioïdes qui nous font ressentir le plaisir. Néanmoins, "le système de la dopamine est plus puissant que le système des opioïdes" précise-t-elle. "Nous cherchons davantage que nous ne sommes satisfaits." L'addiction pourrait ainsi être vue comme la volonté de se déchaîner.

Nouveauté, encore et toujours de de la nouveauté

C'est la nouveauté qui provoque une montée de dopamine. Une nouvelle voiture, un film qui vient de sortir, le dernier gadget... Nous sommes tous accros à cette substance. Et pour toute nouveauté, l'excitation finit par s'évanouir avec la chute du taux de dopamine.
Voici comment fonctionne l'effet Coolidge: le circuit de la récompense du rat sécrète de moins en moins de dopamine pour la femelle du moment, mais celle-ci connaîtra un pic dès qu'une nouvelle femelle arrivera. Cela ne vous rappelle rien?

Sans grande surprise, les rats et les humains ne sont pas si différents lorsqu'il s'agit de répondre à un nouveau stimulus sexuel. Par exemple, lorsque des chercheurs australiens (voir graphique) montrèrent le même film érotique de façon répétée, les pénis des sujets de l'expérience ainsi que leurs comptes-rendus individuels révélèrent une décroissance progressive de l'excitation sexuelle. La redondance finissant par lasser, l'habitude s'accompagnera d'une baisse du taux de dopamine.

Après 18 visionnages (au moment où les sujets commençaient à s'endormir), les chercheurs ont lancé un nouveau film pour les dix-neuvième et vingtième séances. Bingo! Les sujets et leurs pénis eurent un regain d'attention (et les femmes réagirent de façon similaire).

La pornographie sur Internet représente un intérêt tout particulier pour le circuit de la récompense car la nouveauté est toujours à portée d'un simple clic de souris. Cela peut être un nouveau "partenaire", une scène inhabituelle, un acte sexuel étrange, ou n'importe quoi d'autre. Avec de multiples pages ouvertes, en cliquant des heures durant, nous pouvons connaître plus de nouveaux partenaires sexuels en dix minutes que nos ancêtres chasseurs-cueilleurs ne pouvaient en connaître dans toute leur vie.

Que peut faire un cerveau lorsqu'il a un accès illimité à une récompense ultra-stimulante à laquelle l'évolution ne l'a jamais préparé? Certains cerveaux finissent par s'adapter, ce qui peut conduire à des modifications cérébrales liés à l'addiction ou au conditionnement sexuel. Des recherches confirment que la nouveauté et l'anticipation de la récompense s'amplifient mutuellement afin d'accroître l'excitation et reconnecter le cerveau limbique.

Je ne le dirai jamais assez: l'addiction à la pornographie sur Internet n'est pas une "addiction sexuelle", mais une addiction à Internet. Bien que la masturbation soit souvent mêlée, c'est une addiction à de nouveaux pixels sur un écran.

Les drogues ne sont pas les seules addictions

Il va de soi que les substances qui mobilisent la dopamine, comme l'alcool ou la cocaïne, peuvent créer une addiction. Mais seulement dans les 10 ou 15% des humains ou des rats soumis à des drogues addictives (à l'exception de la nicotine) en deviennent addicts. Cela signifie-t-il que le reste d'entre nous sommes à l'abri de l'addiction? Concernant l'abus d'une substance, peut-être que oui.
Cependant, lorsqu'il s'agit un accès illimité à des versions ultra-stimulantes de récompenses naturelles, comme la malbouffe, ou même les jeux-vidéo, la réponse est non, bien qu'il soit certain que tous les consommateurs ne finissent pas accros.

La raison pour laquelle une version ultra-stimulante de la nourriture ou du sexe peut nous rendre accros (même si nous ne sommes pas réceptifs à d'autres addictions) est que notre circuit de la récompense a évolué pour nous pousser vers la nourriture et le sexe, et non les drogues. La nourriture hautement grasse ou sucrée d'aujourd'hui (75% des personnes adultes en Amérique sont en surpoids, et 35% sont obèses) et la pornographie sur Internet (notre sujet) ont le potentiel de rendre accro encore plus de gens que les drogues elles-mêmes. Ces versions "supranormales" des récompenses naturelles peuvent ne pas tenir compte des mécanismes de satiété de notre cerveau (la sensation de trop-plein) car les calories concentrées et les opportunités de fécondation sont les absolues priorités de nos gènes.

Les addictions partagent les mêmes mécanismes et changements cérébraux
Des recherches récentes ont révélé que les addictions comportementales (addiction à la nourriture, au jeux d'argent, aux jeux vidéo, à Internet) et les addictions aux substances ont beaucoup de mécanismes fondamentaux en commun, lesquels conduisent aux mêmes altérations de l'anatomie et de la chimie du cerveau. Ces changements incluent notamment:

1. La désensibilisation ("une moindre réaction face au plaisir"): En plus d'autres changements, la dopamine et les récepteurs (D2) de la dopamine sont moins actifs dans le circuit de la récompense du cerveau, rendant l'addict moins sensible au plaisir et "avide" de toutes sortes d'activités ou substances susceptibles de lui faire sécréter de la dopamine. L'addict tend alors à délaisser des intérêts, stimuli ou attitudes qui auparavant comptaient beaucoup pour lui.

2. La sensibilisation ("une super-mémoire du plaisir"): Les connections nerveuses réaccordées font que le circuit de la récompense vibre à chaque pensée, chaque signal lié à l'addiction. Cette mémoire pavlovienne rend l'addiction plus irrésistible que les autres activités de la vie quotidienne de l'addict.

3. L'hypofrontalité ("une volonté sapée"): Les altérations de la matière grise et de la substance blanche du lobe frontal vont de paire avec une moins grande capacité à contrôler ses pulsions et à prévoir des conséquences.

4. Des circuits du stress défaillants: Le stress peut facilement causer une rechute.
Sont-ce les seules altérations cérébrales? Non. Chacun de ces indicateurs généraux dénotent de multiples altérations cellulaires et chimiques liées à l'addiction bien plus subtiles que ça (tout comme l'image d'une tumeur cancéreuse ne montrerait pas les changements cellulaires ou chimiques plus subtils qu'elle entraîne.

La plupart des ces changements ne peuvent être diagnostiqués sur des sujets humains vu le caractère invasif des technologies requises. Cependant, ils ont pu être identifiés chez l'animal.

Même déclencheur pour le conditionnement sexuel, l'addiction à la nourriture, tout comme celle à la drogue: le DeltaFosB

Le déclencheur de nombre de ces changements liés à l'addiction est la protéine DeltaFosB. Une surconsommation continue de récompenses naturelles (sexe, sucre, matières grasses, exercices d'aérobic) ou une administration chronique et abusive de quasi toute drogue provoque une lente accumulation de DeltaFosB dans le circuit de la récompense. Il faut bien comprendre que les drogues addictives n'entraînent une addiction que parce qu'elle amplifient ou inhibent des mécanismes déjà présents pour les récompenses naturelles.

L'accumulation du DeltaFosB et les changements moléculaires générés sont quasi-identiques pour le conditionnement sexuel et l'addiction à la drogue. En d'autres termes, le DeltaFosB est conçu pour éveiller un cerveau adolescent aux stimuli sexuels, et les drogues ne font que détourner ce même mécanisme.

Le but évolutif du DeltaFosB est de nous motiver à prendre tout ce qui vient à nous. C'est un mécanisme d'excès adapté à la nourriture et la reproduction, qui marchait très bien à d'autres époques et dans d'autres environnements. Mais avec l'arrivée des versions supranormales des récompenses naturelles, devenir addict à la malbouffe et à la pornographie sur Internet devient plus facile que jamais. Sur la base de ce point commun entre toutes les addictions, l'American Society of Addiction Medicine (3000 médecins et chercheurs spécialistes de l'addiction) est sans appel pour dire que l'addiction à la nourriture et au sexe sont de vraies addictions.

Le mécanisme d'excès détourné: la dopamine active le DeltaFosB

Un "mécanisme d'excès" est un avantage évolutif dans des situations où la survie est favorisée en allant au-delà d'une satiété normale. Rappelons-nous des loups qui peuvent avaler d'un trait jusqu'à dix kilos de viande sur une même proie. Ou de nos ancêtres qui, en prévision des temps difficiles, devaient engranger les calories en prenant des kilos en trop. Ou bien encore la saison des amours et son lot de femelles à féconder. Par le passé, de telles opportunités étaient rares et ne duraient pas longtemps.

Mais notre environnement a changé de manière radicale. Internet offre des possibilités infinies d'accouplement, que notre cerveau primitif perçoit comme réelles du fait de l'excitation qu'elles nous procurent. Comme tout bon mammifère le ferait, nous tentons systématiquement de transmettre nos gènes, mais notre saison d'amour à nous ne prend jamais fin.

Clic, clic, clic, masturbation, clic, clic, clic, masturbation, clic, clic, clic. Jour et nuit, sans relâche. Et cela peut pousser notre mécanisme d'excès à son extrême. L'évolution n'a jamais préparé notre cerveau primitif à ce genre de stimulation ininterrompue.

Une consommation excessive (de nourriture ou de sexe) est le signe que notre cerveau primitif a touché le jackpot de l'évolution. Par une surconsommation continue et quotidienne, la dopamine fait s'accumuler le DeltaFosB, ce qui amorce plusieurs changements cérébraux, parmi lesquels la sensibilisation.

Surconsommation → dopamine → DeltaFosB → changements liés à l'addiction

La question évidente est "A partir de combien est-ce trop?". La réponse est simple: "Tout niveau de stimulation qui provoque l'accumulation de DeltaFosB et les changements qui vont avec".
C'est pourquoi poser des questions comme "Quelle est la définition de la pornographie?" ou bien encore "A partir de quelle fréquence d'usage peut-on parler d'addiction?" est hors de propos et ne nous mènera nulle part. L'une revient à demander si ce sont les machines à sous ou le blackjack qui causent une addiction aux jeux d'argent. Et l'autre à demander à un addict à la nourriture combien de minutes il passe à manger.

Le circuit de la récompense ne sait pas ce qu'est la pornographie. Il ne fait qu'enregistrer des degrés de stimulation via des pics de dopamine. Il s'agit de physiologie, non de morale ou de politique sexuelle.

La sensibilisation: une super-mémoire pavlovienne se forme

L'apprentissage, la mémoire et les habitudes peuvent se résumer en la bonne vieille règle de Hebb: "Les cellules nerveuses qui stimulent en même temps se lient ensemble".

La connexion derrière l'addiction découle en partie de la surproduction de substances chimiques naturelles (DeltaFosB) et du renforcement des liens entre les cellules nerveuse, ce qui rend la communication entre elles plus facile. C'est ce qui se passe pour l'apprentissage. On appelle ça la neuroplasticité. Plus intense est l'expérience, plus fortes sont les connections. Et plus fortes sont les connections, plus il est facile pour les impulsions électriques d'emprunter ce nouveau passage.

Si un visionnage régulier de pornographie a pu nous occasionner des changements cérébraux liés à l'addiction, c'est qu'un sillon a été creusé dans notre cerveau. Quand l'eau passe là où la résistance est la moindre, les impulsions et les pensées font de même. Comme pour toute compétence, plus l'on pratique, plus c'est facile à faire. Cela devient vite un automatisme, qui ne nécessite plus aucune pensée consciente. Une routine pornographique s'est formée dans notre cerveau: une voie neuronale sensibilisée.

Les voies sensibilisées peuvent être vues comme un conditionnement pavlovien particulièrement rapide. Lorsqu'elles sont activées via une pensée ou un déclencheur, ces voies mitraillent le circuit de la récompense, créant de fortes envies difficiles à ignorer.

Plus de plaisir donne moins de plaisir (désensibilisation)

Tandis que la sensibilisation et les envies nous astreignent à visionner de la pornographie, la surstimulation du circuit de la récompense conduit à une rébellion localisée. Les cellules nerveuses bombardées par la dopamine nous disent "trop c'est trop". Mais lorsque quelqu'un crie, on se bouche les oreilles. Lorsque les cellules nerveuses qui envoient la dopamine continuent d'en expulser, les cellules nerveuses qui la reçoivent bouchent leur "oreilles" en inhibant les récepteurs (D2) de la dopamine.

Le cycle de la désensibilisation est le même pour d'autres addictions:
excès de consommation→ fortes envies→ réponse inhibée au plaisir→ fortes envies→ l'excès de consommation augmente→ l'inhibition de la dopamine et des récepteurs D2 augmente→ la désensibilisation augmente

C'est ainsi que l'on finit accro à la pornographie, car plus rien n'arrive à sa cheville pour ce qui est d'intéresser notre cerveau. Du point de vue de nos gènes, c'est l'attitude parfaite à adopter (féconder encore et encore) avant que cette "précieuse opportunité de reproduction" ne s'envole.

Au fur et à mesure que la désensibilisation nous coupe des plaisirs quotidiens, la sensibilisation rend notre cerveau hyper-réactif à tout ce qui a trait à notre addiction à la pornographie. Avec le temps, ce mécanisme à double tranchant peut secouer notre circuit de la récompense au moindre contact avec la pornographie, mais celui-ci n'est plus si enthousiaste quand il est confronté à la chose réelle. La désensibilisation n'est pas un "dégât". Si vos cellules le voulaient, elles pourraient reconstruire les récepteurs à dopamine en quelques minutes. La désensibilisation consiste plutôt en un système négatif de rétroaction via l'hyperactivité.

Si ces deux changements neuroplastiques pouvaient parler, la désensibilisation se plaindrait qu'elle ne peut obtenir satisfaction (baisse de dopamine), alors que la sensibilisation viendrait vous taper dans le dos en disant "Hé mec, j'ai ce qu'il te faut", la chose en question étant précisément ce qui a entraîné la désensibilisation.
Une réponse au plaisir inhibée (désensibilisation), combinée à une routine ancrée proposant un soulagement à court terme (sensibilisation), est la base de toute addiction.

Escalade et liens cellulaires

Développer une tolérance (réponse inhibée au plaisir) signifie qu'un addict a besoin d'une dose plus forte de sa "drogue" pour ressentir le même effet. Les gros consommateurs de pornographie remarquent que lorsqu'une tolérance s'est installée vis-à-vis de leurs anciens goûts, leur recherche s'oriente ailleurs en vue d'obtenir une excitation intense. Beaucoup cherchent à être choqués (sans doute car ce qui est "interdit", ce qui fait "peur", lorsque couplé à l'excitation sexuelle, procure au cerveau une émotion plus forte... du moins pour un temps.

Ainsi, il n'est pas inhabituel de commencer sa carrière de pornodépendant devant la photo du joli fessier d'une célébrité féminine et se rendre compte, quelques mois après, que l'on en est à regarder des filles avec des chèvres ou bien de brutales scènes de viol.
Plus les évènements associés (orgasme + vidéo) seront intenses, plus ils seront répétés, et plus les connections seront solides. Chaque expérience fait se relier les nouveaux penchants dans le cerveau. Si vos goûts en matière de sexe ont changé, votre cerveau a changé également.

Comment définir l'addiction?

Beaucoup croient encore que seules les substances chimiques, et non les comportements, tels que l'usage de la pornographie, peuvent causer une addiction. Cependant, les neuroscientifiques qui étudient les effets de l'addiction tiennent un autre langage. Les experts dans ce domaine ont défini l'addiction de différentes manières. Elle peut se résumer en un schéma simple en quatre points:

1. Usage compulsif
2. Usage répété en dépit des conséquences néfastes
3. Incapacité à contrôler l'usage
4. Fortes envies (psychologiques ou physiques)

L'addiction peut s'accompagner d'une dépendance physique et de symptômes de manque. Beaucoup de gros consommateurs de pornographie sont surpris par la sévérité de ces symptômes de manque, qui s'assimilent à ceux qu'éprouvent les cocaïnomanes ou les alcooliques.
Notons au passage que l'American Society for Addiction Medicine insiste sur ce concept simple, basé sur des décennies de recherches: Manifester les signes, les symptômes et les comportements associés à l'addiction indique que des changements cérébraux sous-jacents sont apparus.

La science change de regard

Pour des raisons politiques, aucune recherche sur le cerveau isolant les pornodépendants des simples addicts à Internet n'est faite. Cependant, plusieurs études du cerveau sur les addicts à Internet furent publiées après l'écriture de cet article et toutes relevèrent les mêmes changements cérébraux fondamentaux que ceux que subissent les toxicomanes. Ces études ne précisaient pas quel pourcentage des sujets des expériences étaient addicts à la pornographie. Néanmoins, il serait illogique de conclure qu'une consommation intensive de pornographie sur Internet ne peut avoir d'effets sur le cerveau, alors qu'il a déjà été prouvé que la malbouffe, les jeux vidéo, les jeux d'argent, et Internet en ont bel et bien.

L'American Society for Addiction Medicine (ASAM) ont définitivement clos le débat sur la pornographie en août 2011, dix mois avant que cette introduction ne soit écrite lorsque les meilleurs addictologues de l'ASAM ont délivré leur toute nouvelle version de l'addiction. Celle-ci fait écho aux principaux points évoqués sur ce site. Tout d'abord, les addictions comportementales affectent le cerveau fondamentalement de la même manière que les drogues. En d'autres termes, l'addiction est une seule et même maladie (un état). A toutes fins pratiques, cette nouvelle définition élimine la question de savoir si le sexe et les addictions à la pornographie sont oui ou non de vraies addictions. L'ASAM affirme explicitement que les addictions sexuelles existent et sont causées par les mêmes changements cérébraux majeurs que ceux infligés par les addictions aux substances.

D'ailleurs, une catégorie d'addiction comportementale récemment créée figurera dans la cinquième version révisée du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) et, avec le temps, les addictions à Internet devront être ajoutées afin d'aligner l'ouvrage aux recherches réalisées sur l'addiction.

Ceux qui crient à la "pseudoscience" à l'évocation de l'addiction à la pornographie sur Internet ont soit des desseins politiques, soit ne sont pas au fait des récentes avancées en matière de neuroscience de l'addiction.

Où en est la neuroscience de l'addiction?

• Des recherches approfondies sur les addictions comportementales trahissent les mêmes changements cérébraux majeurs que ceux provoqués par les addictions chimiques.
• Ceux entraînant comportements et symptômes liés à l'addiction comprennent une variété d'altérations cérébrales mesurables.
• Les changements cérébraux communs à toutes les addictions incluent la sensibilisation, la désensibilisation, l'hypofrontalité, des réactions au stress altérées et un taux anormal de substance blanche.
• Les changements cérébraux liés à l'addiction (qu'ils soient comportementaux ou chimiques) sont déclenchés par l'accumulation de DeltaFosB, véritable interrupteur moléculaire lorsque les drogues, les jeux d'argent ou la pornographie sur Internet agissent sur nous.
• Les recherches sur le cerveau réalisées jusqu'à présent sur l'addiction à Internet (ce qui comprend l'usage de pornographie) révèle tous les changements cérébraux susmentionnés.
• La preuve en est par deux études récentes sur l'addiction à Internet révélant que chez des groupes témoins d'anciens addicts à la pornographie, les changements cérébraux indésirables ont déjà commencé à s'inverser.
• D'autres études ont prouvé dernièrement que l'addiction à Internet est la cause de dépressions et de bien d'autres symptômes.
• Les études de terrain réalisées pour la cinquième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux concluent que l'hypersexualité est un trouble mental.

La pseudoscience, c'est plutôt:

• Ignorer tous les témoignages, les recherches et les preuves cliniques définissant l'addiction à la pornographie sur Internet comme une addiction réelle.
• Ignorer les nombreuses études du cerveau sur les troubles de dépendance à Internet.
• Croire (sans base scientifique) que les signes, symptômes et comportements d'une addiction à la pornographie sur Internet doivent résulter de mécanismes inconnus non liés à l'addiction.
• Remplacer le mot addiction par le mot compulsion, sans toutefois fournir aucune recherche, aucune hypothèse sur ce qui fait qu'une compulsion à l'usage de X est différente d'une addiction à l'usage de X.
• Ignorer les docteurs et les neuroscientifiques de l'addiction qui énoncent clairement que les addictions sexuelles existent.
• Avancer que la pornographie a toujours existé, et que contempler une fresque préhistorique équivaut à visionner 20 onglets de pornographie hardcore en cliquant de scène en scène.
• Ignorer que la neuroscience a démontré du cerveau de l'adolescent qu'il était bien plus vulnérable au conditionnement sexuel et à l'addiction que le cerveau adulte.
• Dire que l'addiction à la pornographie sur Internet doit être la seule et unique exception à la règle (une addiction qui n'en serait pas vraiment une).

Pourquoi la pornographie sur Internet est unique en son genre?

Il est clair que la pornographie moderne est facile d'accès, disponible à toute heure du jour et de la nuit, gratuite et privée. La façon dont elle est utilisée maintient un haut niveau de dopamine durant des périodes anormalement, longue, ce qui la rend particulièrement attractive, et potentiellement addictive (sans parler de l'impact psychologique sur les jeunes qui visionnent de la pornographie hardcore sous toutes ses formes imaginables, voire inimaginables).

1. Elle permet de toujours entretenir la nouveauté (des centaines de nouveaux "partenaires sexuels" par séance). La nouveauté est hautement stimulante. La pornographie actuelle n'a rien à voir avec le Playboy de papa, statique, limité. Les usagers rapportent souvent que le "sexe en réel" devient ennuyeux en comparaison à cette parade érotique moderne accessible en un clic.

2. Contrairement à la nourriture et aux drogues, pour lesquelles il y a une limite de consommation, il n'y a aucune limite physique à la consommation de pornographie sur Internet. Les mécanismes naturels de satiété ne sont pas activés par le cerveau, à moins d'un orgasme. Et même à ce moment, l'usager peut cliquer sur quelque chose de plus stimulant pour retrouver l'excitation.

3. Avec la nourriture et les drogues, on ne peut connaître une escalade (l'indicateur de tout processus d'addiction) qu'en consommant plus. Avec la pornographie sur Internet, l'escalade peut à la fois signifier plus de nouveaux "partenaires" et la découverte de genres nouveaux et inhabituels. Il est tout à fait courant pour un consommateur de pornographie d'aller toujours plus loin dans l'extrême.

4. Contrairement à la nourriture et aux drogues, la pornographie sur Internet ne finit jamais par activer le système d'aversion naturel du cerveau. L'aversion, c'est par exemple lorsqu'on n'apprécie pas les effets d'une drogue ou d'une trop grande assiette de frites.

5. L'âge auquel un usager commence à visionner de la pornographie: le cerveau d'un adolescent connaît un pic de production de dopamine et de neuroplasticité, ce qui le rend hautement vulnérable à l'addiction et à l'établissement de connections neuronales. Les animaux adolescents produisent de plus grandes quantités de DeltaFosB en réaction aux drogues et aux récompenses naturelles.

L'addiction à la pornographie sur Internet n'est pas une addiction sexuelle

Une addiction sexuelle nécessite des personnes physiques. L'addiction à la pornographie nécessite un écran et une connexion Internet. La plupart des sujets rencontrés ont commencé à regarder de la pornographie bien avant d'avoir eu le moindre contact sexuel: ce sont des jeunes hommes ayant relié leur sexualité adolescente à des clics, des recherches, des onglets multiples et de la pornographie hardcore haute définition en streaming, et ce bien avant qu'ils aient connu leur premier baiser. Sommes-nous confrontés à une addiction à la Tiger Woods?
Tout débat sur l'addiction à la pornographie se devrait d'éviter de faire référence à l'addiction sexuelle comme d'un "comportement masculin normal" que l'on aurait rendu pathologique. Depuis quand un comportement sexuel normal finit par se réduire à fixer un écran et se masturber à l'aide de sa main non-dominante tandis que l'on clique d'une scène à l'autre en cherchant celle sur laquelle on va "se finir"?

La masturbation joue-t-elle un rôle dans cette addiction?

Bien sûr que oui, mais la masturbation n'est pas obligatoire. Cela dit, chez les animaux, des éjaculations fréquentes amènent certains changements cérébraux qui inhibent la dopamine, et donc la libido, durant plusieurs jours. En des circonstances normales, la satiété sexuelle (qui varie selon les espèces) pousse les mâles à délaisser leur activité sexuelle pour un temps. Il se pourrait qu'un consommateur de pornographie rassasié sexuellement soit en mesure d'outrepasser ces mécanismes inhibitoires soit en se dirigeant vers une pornographie extrême, soit en passant plus de temps à en regarder. Dans les deux cas, cela donne un coup de fouet à la dopamine. Ignorer ces signes de trop-plein peut conduire à l'accumulation de DeltaFosB. Il est certain que manger jusqu'à l'obésité y conduit également. Cependant, sans l'appât qu'est la pornographie sur Internet, combien d'hommes feraient une pause? Probablement tous.

De nombreux symptômes, une seule cause:

Les gens viennent se plaindre d'une multitude de symptômes différents, qu'ils ne relient pas forcément à leur forte consommation de pornographie. La confusion est compréhensible, car les symptômes sont extrêmement variés:

• Détresse quant à l'escalade vers une pornographie plus extrême
• Ejaculations tardives
• Impuissance sexuelle (avec des partenaires, mais pas devant la pornographie)
• Masturbations fréquentes pour peu de satisfaction
• Anxiété sociale aggravée et peu commune, ou manque de confiance en soi
• Dysfonction érectile croissante, même devant une pornographie extrême
• Goût en matières de pornographie en décalage avec l'orientation sexuelle
• Incapacité à se concentrer, agitation intense
• Dépression, angoisse, sensation d'être "dans le brouillard"

Il y a de bonnes raisons de croire que ces symptômes sont dus à des changements cérébraux liés à l'addiction, vu que le circuit de la récompense contient des structures qui influencent les émotions, les humeurs, la fonction cognitive, la réaction au stress, le système nerveux autonome et le système endocrinien. Par exemple, beaucoup des affections citées ci-dessus telles que l'anxiété sociale, la dépression, la baisse de motivation, les troubles de l'érection et les problèmes de concentration ont été imputées à la baisse de dopamine et à l'altération des récepteurs D2.

Redonner au cerveau son équilibre

Si ce phénomène est à la base de vos symptômes, il vous faut restaurer la sensibilité de votre circuit de la récompense, affaiblir les voies neuronales sensibilisées par l'addiction et renforcer le contrôle exécutif. Nous appelons ce processus "redémarrage". Le meilleur moyen de redémarrer et de mettre votre cerveau au repos de toute stimulation sexuelle artificielle intense (ce qui comprend la pornographie, les fantasmes pornographiques, les salons de chat, les récits érotiques, la recherche de photos) jusqu'à retrouver une réactivité normale.

Les pornodépendants trouvent souvent le processus de redémarrage plus facile et rapide lorsqu'ils réduisent considérablement ou éliminent la masturbation. Cette abstinence de masturbation et d'orgasme n'est pas un mode de vie, c'est une méthode temporaire qui vise à faciliter la récupération et réduire le risque de rechute dans la pornographie. Evidemment, ce processus est très difficile au début. Le cerveau ne peut plus compter sur la "dose" artificiellement intense de dopamine (et d'autres neurosubstances) associés à la consommation de pornographie.

En plus de la désensibilisation, la consommation de pornographie fortifie les connections nerveuses reliant le plaisir à court terme que procure la pornographie avec tout catalyseur que le cerveau lui associe (processus de sensibilisation). Par exemple, être seul chez soi, des photos sexy ou encore le stress et l'anxiété peut activer la voie neuronale de la pornographie. La seule façon de fragiliser ces liens subconscients est d'arrêter d'utiliser (et de renforcer) ce passage de votre cerveau, et de chercher à réguler votre humeur autrement. Eliminer la pornographie et ses fantasmes mène à la déconnection, à l'affaiblissement des voies sensibilisées et à la fin des envies incontrôlables.

L'autre moitié du processus implique de renforcer votre contrôle exécutif, qui se trouve dans le cortex frontal (derrière le front). C'est lui qui régit l'appréciation des risques, l'élaboration de plans à long terme et la maîtrise des pulsions.

Souvenez-vous que votre liberté réside dans le rééquilibrage de votre cerveau. Vous pouvez donc choisir si vous allez activer votre voie neuronale de l'excitation via la pornographie ou une autre voie qui donnera des résultats que vous préférerez. Il va sans dire que le redémarrage ne donne pas la garantie de pouvoir regarder sans danger de la pornographie à l'avenir. Le cerveau humain reste susceptible de retomber dans une spirale infernale au moindre stimulus intense, et le vôtre a une voie neuronale sensibilisée à la pornographie, laquelle peut toujours être réactivée.

Nombreux sont ceux qui ont arrêté de consommer de la pornographie et repris le contrôle de leur vie. Vous le pouvez, vous aussi.

_________________
Faites ce que vous redoutez et vous cesserez d'avoir peur.


Dernière édition par Servilus le Mar 1 Oct 2013 - 18:13; édité 5 fois
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MessagePosté le: Mer 25 Sep 2013 - 22:31    Sujet du message: Publicité
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Léa


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MessagePosté le: Jeu 26 Sep 2013 - 09:34    Sujet du message: Traduction d'un article de YourBrainOnPorn Répondre en citant
 Cent mille fois merci Servilus.

Cela fait des mois que chaque fois que je vois les références de cet article, je me dis "mais flute est-ce que quelqu'un va un jour se décider à le traduire en français".

TU ES CE SAUVEUR ;-)

Chacun va enfin pouvoir comprendre finement les détails essentiels de cette publication.

Je trouve que pour que cela soit plus visible tu devrais mettre ce post sur ton propre carnet.
Assez peu de personne à mon avis sortent des rubriques" témoignages" lorsqu'ils se connectent au forum et ton initiative est d'utilité publique. Ce serait dommage de la rater ou de ne la voir qu'après plusieurs semaines.
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Servilus


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MessagePosté le: Jeu 26 Sep 2013 - 09:54    Sujet du message: Traduction d'un article de YourBrainOnPorn Répondre en citant
Je t'en prie, Léa. Ça a été un réel plaisir pour moi.

Et en effet, je ne sais pas trop où mettre cette traduction pour qu'elle soit le plus visible possible. Même sur mon carnet, lorsque l'on passera à la page suivante, l'article se perdra dans les publications.

Par contre, ce que je peux faire, c'est mettre le lien de ce post dans mon carnet pour y attirer le plus de monde possible.

Merci pour tes encouragements, en tout cas!

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Léa


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MessagePosté le: Jeu 26 Sep 2013 - 10:27    Sujet du message: Traduction d'un article de YourBrainOnPorn Répondre en citant
 J'ai une autre idée et j'aurais du l'avoir en premier lieu : prévenir Afreg en MP de ce que tu viens de nous offrir et lui demander de le mettre en évidence dans la partie théorique...
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Servilus


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MessagePosté le: Jeu 26 Sep 2013 - 10:32    Sujet du message: Traduction d'un article de YourBrainOnPorn Répondre en citant
Tu t'en es déjà chargée ou tu préfères que je le fasse?

Je n'ai jamais eu l'occasion de lui parler. Mr. Green

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Léa


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MessagePosté le: Jeu 26 Sep 2013 - 10:40    Sujet du message: Traduction d'un article de YourBrainOnPorn Répondre en citant
 T'as peur hein...je blague ;-)

Oui j'ai déjà eu l'occasion de lui parler en MP chaque fois que je me suis fais rappeler à l'ordre lorsque je réagis trop vivement à certains propos de c.... ;-)

C'est à toi que revient cet honneur enfin...
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Servilus


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MessagePosté le: Jeu 26 Sep 2013 - 10:47    Sujet du message: Traduction d'un article de YourBrainOnPorn Répondre en citant
Haha, d'accord, je lui envoie un message privé pour lui faire la demande. ;-)
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Léa


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MessagePosté le: Ven 27 Sep 2013 - 09:08    Sujet du message: Traduction d'un article de YourBrainOnPorn Répondre en citant
 Bonjour Servilus,

Tu sais ce que j'ai fait? Je me suis apercue que le texte est vraiment tres difficile à lire par sa densité et parfois complexité.

J'ai fait un copier-coller et je me le suis amélioré avec des plus gros titres, des couleurs qui mettent en évidence les choses essentielles ou très parlantes.

Comme ça c'est franchement plus facile et plus agréable.

Tu devrais peut-être faire de même ou demander à Afreg de le faire avant de le publier...
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Servilus


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MessagePosté le: Ven 27 Sep 2013 - 09:26    Sujet du message: Traduction d'un article de YourBrainOnPorn Répondre en citant
Oui, tu as raison!

Vu qu'à la base, c'est un document Word, le passage à la police du forum l'a appauvri.

Je vais m'en charger!

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louis
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MessagePosté le: Ven 27 Sep 2013 - 22:34    Sujet du message: Traduction d'un article de YourBrainOnPorn Répondre en citant
Merci servilus pour le travail fournit  Okay


Comme le dit lea ce sont des infos d utilite publique en ce qui concerne cette dependance et les analogie avec d autre addiction sont tres interessante.


Dommage que le site soit en anglais c est une mine d or pour les info sur la pornaddiction.Cette article est interressant mais le plus enrichissant reste l archivage des differents temoignages de sevrage qui ont donnes des resultat,le tout classe par age,duree de sevrage,atteintes physio...


Pour les femmes de dependant c est l article a leur faire lire plus le site en profondeur si il lise l anglais
.L avantage c est que le site attaque le probleme sous un angle medical et est donc denue de moral et emotion.
Plus facile de faire passer la pillule a l addicte qui ne vas pas culpabiliser et se braquer ou denigrer mais entrevoir des portes de sortie


.Le texte est pas facile a suivre en ce qui concerne la partie mecanique,sur le site c est acompagne de shema tres parlant dans different document ecrit et anime.Si ca t interesse renseigne toi sur le fonctionnement des synapse et neurotransmetteur qui fait la liaison entre deux neurones,c est plutot simple ds son explication basique.




Pour plus de visibiliter vous pouvez glisser le lien dans votre signature.
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Néo PMD


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MessagePosté le: Sam 28 Sep 2013 - 16:18    Sujet du message: Traduction d'un article de YourBrainOnPorn Répondre en citant
Pour vous aider à comprendre, vous pouvez lire l'article suivant qui est assez didactique :  
http://www.arte.tv/fr/le-circuit-de-la-recompense/992978,CmC=992184.html 
 
Encore merci Servilus pour la traduction.  Okay  

 
Mais à l'inverse de Louis, je trouve que l'approche purement "médicale" n'est pas la bonne ou en tout cas pas très utile pour les addicts de base que nous sommes.  Cool  
Et je vous prie de croire que possédant une licence de neurophysiologie et une maîtrise de biologie cellulaire, ce n'est pas faute de comprendre cette approche.  Wink  

 
Même si je la trouve intéressante, enrichissante même, elle reste trop loin de la compréhension du vécu de chacun. Je trouve (et aussi la plupart des spécialistes du cerveau, dont je ne fais pas partie) qu'il est encore très très difficile de relier les découvertes de la neuroscience avec la psychée. 
Et que seules la compréhension de nos émotions, l'introspection, l'analyse des sentiments peuvent nous aider vraiment.  
La science, la faculté de médecine sont bien démunies face à la complexité de l'âme humaine.  Shocked  
Et tant que ça durera il faudra apprendre à vivre avec nos imperfections sans vraiment comprendre leurs mécanismes.  
Et personnellement je préfère cette approche humaine et pas mécanique.  

 
Mais ce n'est que mon avis.  Mr. Green  

_________________
Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. Bertolt Brecht
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ritchy


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MessagePosté le: Mar 1 Oct 2013 - 08:17    Sujet du message: Traduction d'un article de YourBrainOnPorn Répondre en citant
merci beaucoup Servilus ! moi qui suis étudiant en psychologie, c'est une mine d'or ! bravo pour la traduction.
Bone journée Smile
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Servilus


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MessagePosté le: Mar 1 Oct 2013 - 18:11    Sujet du message: Traduction d'un article de YourBrainOnPorn Répondre en citant
Merci à toi! C'est un plaisir de voir que mon travail est utile.
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pyren


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MessagePosté le: Mer 2 Oct 2013 - 14:20    Sujet du message: Traduction d'un article de YourBrainOnPorn Répondre en citant
Merci à toi pour la traduction de l article , je ne connaissais pas DeltafosB , je crois que c est son nom ! Oui reprogrammer son cerveau passe par l abstinence et mieux vaut tourner le regard devant une jolie fille , et mieux vaut ne pas demander à sa partenaire d etre trop sexy dans les premiers temps ! Pour moi cela fait beaucoup , déprogrammer mon cerveau va demander du temps et surtout du calme ! allez j en reste là tant la tâche me semble rude , Amistad , Pyren .
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vends ton inteligence, achète l égarement. L intelligence est une simple opinion, l égarement c est l intuition
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manta


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MessagePosté le: Mer 2 Oct 2013 - 15:03    Sujet du message: Traduction d'un article de YourBrainOnPorn Répondre en citant
un grand merci!!

extrêmement intéressant comme article, je l'ai lu avec beaucoup de plaisir (mon système limbique te dit merci en passant ahah Very Happy ).

a+
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tomhanks


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MessagePosté le: Mer 9 Oct 2013 - 19:22    Sujet du message: Traduction d'un article de YourBrainOnPorn Répondre en citant
Merci beaucoup pour la traduction, j'ai tout lu et c'est vrai que c'est sympa les exemples physiologiques Very Happy Okay
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I'm helping me


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MessagePosté le: Mer 9 Oct 2013 - 22:45    Sujet du message: Traduction d'un article de YourBrainOnPorn Répondre en citant
Yes! merci pour la traduction, décidément, j'ai l'impression qu'il y a beaucoup d'avancée qui ont été faites dans les pays anglophones en ce qui concerne ces addictions! Raison de plus pour être billingue...
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Rilke
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MessagePosté le: Sam 12 Oct 2013 - 22:31    Sujet du message: Traduction d'un article de YourBrainOnPorn Répondre en citant
Salut Servilus,

je pense que tu peux démultiplier la lisibilité de ton article en contactant le webmaster de ybop qui voudra probablement bien insérer ta traduction sur son site, comme il l'a déjà fait avec celle de la partie 1 de la série "your brain on porn".
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Jane Doe


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MessagePosté le: Mer 30 Sep 2015 - 11:14    Sujet du message: Traduction d'un article de YourBrainOnPorn Répondre en citant
L'article est effectivement très instructif ; il développe avec beaucoup plus de précisions ce que W. Lowenstein explique également dans son livre, mais de façon plus succincte.

Je trouve aussi que la question des liens entre cyberdépendance et pornodépendance est à méditer.
 
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Super Bryan


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MessagePosté le: Mer 30 Sep 2015 - 22:30    Sujet du message: Traduction d'un article de YourBrainOnPorn Répondre en citant
Je ne sais pas si servilus est toujours là, je lui doit ces révélations choques qui m'ont fait bouger mon cul ! Merci gars ; )


J'ai trouvé pleins d'autres traduction en français de "yourbrainonporn" pour ceux que ça intéresse : www.votrecerveaudansleporno.com


 
Citation:
L'article est effectivement très instructif ; il développe avec beaucoup plus de précisions ce que W. Lowenstein explique également dans son livre, mais de façon plus succincte.

Je trouve aussi que la question des liens entre cyberdépendance et pornodépendance est à méditer.



 
Tu parle de quel livre Jane Doe ? Perso je suis convaincu qu'il y'a un lien entre cyberdépendance et pornodépendance. Aujourd'hui avec le recul que l'on a sur ce phénomène récent je ne vois plus l'addiction au porno comme une addiction sexuelle mais comme une addiction à la nouveauté infini d'internet !!
_________________
(VIDEO vf) La grande étude sur le porno : https://www.youtube.com/watch?v=9AO8dn8nQvI
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Jane Doe


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MessagePosté le: Jeu 1 Oct 2015 - 02:05    Sujet du message: Traduction d'un article de YourBrainOnPorn Répondre en citant
Super Bryan a écrit:

 
Tu parle de quel livre Jane Doe ? Perso je suis convaincu qu'il y'a un lien entre cyberdépendance et pornodépendance. Aujourd'hui avec le recul que l'on a sur ce phénomène récent je ne vois plus l'addiction au porno comme une addiction sexuelle mais comme une addiction à la nouveauté infini d'internet !!




Le livre s'intitule "Ces dépendances qui nous gouvernent" ; j'en parle dans le topic "livres", dans la même section.

Mon sentiment est que la pornodépendance se situe au carrefour entre addiction au net (ou à l'écran, c'est assez difficile à distinguer) et addiction sexuelle ; et encore, la masturbation compulsive est à différencier de la recherche effrénée de partenaires multiples, je pense. Même si en tant que conjointe, on se sent trompée de la même manière. Mais je crois que ce ne sont pas les mêmes mécanismes qui entrent en jeu.

Mon compagnon jouait beaucoup sur le PC, voire sur internet ; au début de son sevrage il jouait de manière frénétique et s'énervait démesurément sur son jeu. Il avait déporté son addiction sur autre chose. L'écran a toujours pris beaucoup de place dans sa vie, de plus en plus dans la mienne, et ça ne me plaît guère, parce que c'est le vecteur le plus susceptible de mener à la pornographie. Le plus facile d'accès, en tout cas.
  
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Hetfield


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MessagePosté le: Mar 19 Sep 2017 - 18:42    Sujet du message: Traduction d'un article de YourBrainOnPorn Répondre en citant
Bonjour,


Ayant également découvert yourbrainonporn il y a quelques mois, et y ayant vu une véritable mine d'or, j'échange régulièrement avec Gary Wilson du site YBOP, et j'ai obtenu son autorisation pour traduire ses articles. J'en ai déjà traduit pas mal, mais d'autres vont arriver. Vous pouvez venir consulter les traductions à cette adresse :


Revenez régulièrement,et n'hésitez pas faire diffuser ce blog au maximum.


https://pornosciencesante.blog/


COURAGE A TOUS.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 07:30    Sujet du message: Traduction d'un article de YourBrainOnPorn
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