Mensonge blanc

 
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blanche


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MessagePosté le: Dim 28 Avr 2013 - 19:36    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant

 

Même si cette interrogation n’est pas leur priorité pour le moment- et je le comprends- je souhaiterais m’adresser aux hommes qui  vivent en couple depuis plusieurs années sans avoir révélé à leur compagne leur dépendance - ou leur pornophilie pour ceux qui parcourent ce forum  sans se considérer comme dépendant -  afin d’interroger leurs motivations.

Pour expliquer votre silence, vous mettez souvent en avant deux raisons dans vos témoignages.

La  première est : « c’est mon jardin secret », la seconde est : « pour son bien je ne veux pas la mêler à ça.».

Le jardin secret ? Je commencerai par citer  wikipedia «  Il est parfois fait confusion entre « jardin secret » qui concerne les sentiments  et  « activité secrète » qui concerne les actes que l'on veut cacher. De ce fait, le terme « jardin secret » est couramment utilisé, notamment sur le web, pour décrire des pratiques devant être cachées ( comme des relations extra-conjugales dans lesquelles l'individu réalise ses fantasmes ou ses frustrations »). A mon avis, les pratiques que l’on tait peuvent aussi être des jardins secrets mais à une condition : que ces pratiques  ne soient pas en contradiction avec la vision que sa compagne  (ou son compagnon) a du couple. Regarder de la pornographie ou/et avoir des relations extra-conjugales, tout en sachant que ça heurterait profondément sa compagne si elle le savait, ça n’a rien à voir avec un jardin secret. . L’expression «  jardin secret » n’est dans ces cas qu’un alibi pour sa propre conscience afin de justifier ses dissimulations.

« Pour son bien je ne veux pas la mêler à ça » ? En apparence, l’intention est louable mais l’argument cache bien souvent une autre raison que l’on ne veut pas s’avouer et qui est celle-ci : « je ne lui dis rien parce que c’est MON intérêt et parce que ça m’évite d’affronter sa réaction ».

Je ne veux certainement pas dire que toutes les femmes préfèrent savoir. Mais encore faut-il  que vous, vous vouliez  savoir ce que veut votre compagne …mais souvent vous évacuez totalement cette question.

  Pourtant, il est très facile de connaître ce qu’elle souhaiterait sans avoir besoin de lui demander directement. Il suffit par exemple de parler d’un article que vous avez-lu, d’une connaissance qui vous aurait parlé de son problème de dépendance, etc. etc.

A  son compagnon qui lui demanderait : «si tu vivais avec un homme dépendant à la pornographie (ou pornophile) est-ce que tu souhaiterais le savoir ? » chaque femme a sans doute sa propre réponse mais  j’en citerai quatre qui les contiennent peut-être toutes :

1 – « Je préfère ne pas savoir, ce serait trop difficile pour moi » -ou « je préfère ne pas savoir et pour moi ce n’est pas si grave » -.  (Dans ce cas,  bien évidemment respectez son désir, ne lui dites rien). 

2- « Je préfèrerais savoir mais ça me rendrait très malheureuse ».  (Je conçois qu’il est difficile de décider si cette femme veut ou ne veut pas savoir),    

3 « Je préfère savoir car si je vivais avec un homme dépendant, je veux être présente à ses côtés pour me battre avec lui…car cette dépendance concernerait notre couple, c’est à deux que nous devons  lutter » (je crois que bcp des compagnes du forum ont cette attitude. Si votre compagne pense que c’est votre couple qui  est concerné par la dépendance, elle mérite d’être entendue)

4 « Je veux le savoir et si on me maintenait dans l’ignorance, je me sentirais totalement abusée par cette dissimulation qui est  pour moi très grave. L’homme qui me cacherait sa dépendance - ou sa pornophilie -  ne respecte pas ma liberté, ma liberté de dire ce que je ne veux pas vivre ». (Cacher ses actes est d’une grande violence à l’égard de cette femme. Je le sais parce que je me situe dans cette dernière catégorie. La dissimulation  de mon compagnon a provoqué en moi le sentiment profond d’avoir  été prise en otage pendant des années : les yeux bandés pour m’empêcher de voir et la bouche bâillonnée pour m’empêcher de parler).

Tous ces  ressentis sont légitimes,  ils sont tous « justes » dans la mesure où ils sont en cohérence avec l’intériorité de celle qui s’exprime.

En conclusion, j’ai ces questions à vous poser :

Pensez-vous que vous pouvez décider seul de ce qui est le mieux pour votre couple ? et décider à notre place de ce qui est bien pour nous ?   N’avons-nous donc pas le droit à la parole ? N’est-ce pas à nous d’exprimer ce que nous voulons et non pas à vous de décider pour nous ?

 

 

 
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MessagePosté le: Dim 28 Avr 2013 - 19:36    Sujet du message: Publicité
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AFREG
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MessagePosté le: Dim 28 Avr 2013 - 23:31    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Bonjour BLANCHE

Je déplace ton intéressant sujet en rubrique "Témoignages de dépendants", je pense qu'il aura ainsi plus de réponses.

L'homme pornodépendant se trouve dans le même cas de figure que l'homme infidèle. Il sait quelque part que ce qu'il fait n'est pas bien, et il oscille entre le dire à la compagne et affronter les conséquences, ou garder ce secret pour lui et essayer de vivre avec. Car une relation adultère, tout comme une pornodépendance, a toujours un effet sur la vie du couple.


Et c'est là tout le noeud du problème ! Tu as bien décrit les principales réactions potentielles de la compagne. Mais ces dernières doivent être confrontées aux propres comportements des dépendants. je vais me permettre de retourner la question que tu as posée: "si vous êtes un homme dépendant, pensez-vous que votre compagne doit-le savoir?". Voilà les réponses type qu'on peut fournir:

1) Je ne souhaite pas qu'elle le sache, car cela ne la regarde pas (ou "cela n'est pas si grave")

2) Je ne souhaite pas qu'elle le sache, car j'ai peur que cela détruise mon couple, ou l'abîme trop profondémment

3) Je souhaite qu'elle le sache, parce que je veux être honnête avec elle

4) Je souhaite qu'elle le sache, car j'ai besoin de son soutien.

5) Si je ne lui dis pas, elle finira pas le découvrir par elle-même, et sa réaction sera pire que si je lui dis moi-même.

En fait, on voit dans chacun de ses schémas, que l'homme exprime un sentiment: de l'indifférence (1), de la peur (2 et 5), de la culpabilité (3), de la détresse (4).

Et vivre avec de la peur, de la culpabilité ou de la détresse n'est pas évident. Tenter de se contenir dans le silence, c'est aller dans le mur, et son couple avec dans ces cas-là. Voilà pourquoi ces dépendants choisissent de s'exprimer, indépendamment du souhait connu ou non de leurs compagnes de connaître leur dépendance.

Après, "ca passe ou ça casse". Mais encore une fois, si un dépendant ressent le besoin de parler de sa dépendance et qu'il se tait, à plus ou moins moyen terme, il court à la faillite. Et son couple, malheureusement peut être avec lui.

Quoiqu'il en soit, je pense qu'il n'y a rien de pire que d'apprendre seule, la dépendance de son conjoint: en découvrant des répertoires cachés sur le PC, des appels suspects sur la facture de téléphone, etc. Car la question se double alors d'un problème de confiance vis à vis du partenaire. Voilà pourquoi je pense que la vérité reste la solution la plus raisonnable.

Amicalement.

P.S: ton analyse de la vision dont les compagnes peuvent interpréter la dépendance de leur conjoint est intéressante. Sur ce forum, tu trouveras effectivement une majorité de compagnes qui veulent aider leur homme, tout simplement parce que celles qui ne souhaitent pas l'aider n'ont pas d'intérêt à s'exprimer ici. Ce n'est pas une critique de leur attitude; mais arriver ici, puis s'exprimer ici, est déjà un signe pour une compagne qu'elle a commencé à dépasser l'effroi de la découverte de la dépendance.
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Dex


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MessagePosté le: Lun 29 Avr 2013 - 10:27    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Quelques réponses, même si on en a déjà parlé en message privé.
Chaque dépendant connaît sa conjointe mieux que quiconque (en gros), et à chaque femme une situation particulière. Pour preuve, j'ai une autre réponse type à apporter à la réponse d'Afreg : 2bis : Je n'ai pas peur, mais je SAIS que celà va abimer mon couple durablement, et peut être même pour toujours. Je mettrais ainsi en péril aussi nos enfants. (En ai-je le droit ?)

J'ai pris conscience de mon problème. Je veux l'éliminer et m'en guérir. Je le trimbale depuis très longtemps, voire toujours. On vit avec, et je sais que ça pourrit notre vie de couple, mon humeur en famille, ma disponibilité. donc, je sais que je peux vivre avec, mais que c'est comme un écharde. Le mieux, c'est de l'enlever. Et c'est ce que je vais faire.

Les allusions que tu proposes de faire, Blanche, ça irait pour une femme voulant tirer les vers du nez à un homme. Dans l'autre sens, ce n'est pas possible ; vous (les femmes) avez 3 longueurs d'avance avec les non-dits et autres subtilités. Quand je veux demander quelque chose à un amis, je lui téléphone, je dis bonjour et je demande. Ma femme, elle, prend des nouvelles, discute, puis amène subtilement le sujet, et n'a quasiment pas besoin de formuler sa demande. Donc, non, je n'irai pas sur ce terrain-là. Autant tout avouer tout de suite.

En fait, la vraie réponse à ta question : « si tu vivais avec un homme dépendant à la pornographie (ou pornophile) est-ce que tu souhaiterais le savoir ? » serait : "je souhaiterais savoir qu'il ne l'est pas !".

En conclusion, je retournerait le problème :
Est-ce que je veux lui dire pour alléger ma conscience ?(faute avouée à moitié pardonnée) C'est égoïste et un peu irresponsable.

Est-ce que je veux lui dire car si elle le découvre toute seule, ça va être pire ? La solution (que j'ai prise), toute simple, c'est de tout balancer, de tout effacer, et de ne pas recommencer. Mon seul lien (hormis pdt mes 2 rechutes, ponctuelles), c'est ce site.

Est-ce que je veux lui dire parce-que j'ai besoin d'aide ? Dans ce cas, si je ne peux m'en sortir seul (avec ce forum), je ferais mieux d'aller voir un psy plutôt que de transformer ma femme en psychanaliste. Ce qui n'est peut être pas son rôle.

Est-ce que je veux lui dire pour être "honnête" avec elle ? Là encore, un peu de réflexion au préalable. L'amour de la vérité ne doit pas passer avant la vérité de l'amour.

Mais ok, il faut être honnête à 100%. Qu'est-ce je veux vraiment en lui disant/en ne lui disant pas ?

Pour ta conclusion, Blanche, tes questions qui n'en sont pas car tu es persuadée du contraire... voici mes réponses :
Oui, je fais du mal à ma femme avec ce comportement qui pourrit secrètement notre vie de couple. Est-ce qu'il faut en faire davantage par un soulagement de conscience qui aura des répercussions non maîtrisables par avance ? Je "décide" seul de tomber, de me détruire, et de salir notre relation. Je peux aussi décider seul de réparer,de nettoyer tout ça.

Est-ce que je peux décider de ce qui est bien pour ma femme ? Je peux savoir ce qui est mal pour ma femme et y remédier, et surtout ce qui peut la détruire davantage, la blesser irrémédiablement, et vouloir lui éviter ça. D'autant que j'espère que ce combat ne sera qu'un mauvais souvenir d'ici quelques années.
Donc, je ne veux pas mettre tout en péril pour une "maladie" en voie de guérison. Prendre des risques, oui, inconsidérés, non.

Pour tes 2 autres questions (le droit à la parole et exprimer par vous-même votre souhait), c'est biaisé, car il n'y a pas de retour en arrière. Si elle me dit, "ah non, je préférais ne pas savoir". Eh bien ce sera trop tard. Je t'informe d'abord, puis tu me dis ensuite si tu voulais que je t'informe ou non... Un peu paradoxale. Alors oui, après coup, une fois que tu sais, tu préfère savoir, mais si tu ne sais pas, tu préfère certainement ne pas savoir, puisque la question ne se pose même pas !

Bon, tout ça, ce sont des considération personnelles à partir de mon cas particulier, mon combat et ma femme, ce que je sais d'elle, ce que je me suis promis de lui offrir, et que je vais m'efforcer de lui offrir. Elle a épousé une certaine personne, et je ne veux pas qu'elle se retrouve avec une autre qu'elle n'a pas choisi. Je ne pense pas être hypocrite en agissant ainsi, mais veux faire pour le mieux avec ce que je suis.

Merci pour tes questionnements et remises en questions. Ce n'est jamais en trop.
 
 
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blanche


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MessagePosté le: Lun 29 Avr 2013 - 20:40    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant

Merci Afreg d’avoir complété utilement mon intervention par les différentes attitudes possibles des dépendants et merci à toi Dex, d’avoir bien voulu réfléchir et répondre à cette question qui peut être dérangeante.

Je conçois, Dex, que pour un homme qui a entrepris seul une démarche sérieuse de sevrage et de rupture avec la pornographie, en parler à sa compagne n'est sans doute plus opportun. Mais si tu avais voulu lui éviter de vivre avec une personne qu’elle n’a pas choisi - pour reprendre ton expression- il aurait été souhaitable d'en parler avant car ne rien dire n’empêche pas que les faits existent.
Et quand tu écris « L'amour de la vérité ne doit pas passer avant la vérité de l'amour.. » C’est juste une opinion, que tu ériges en vérité.   

Pour ce qui me concerne, avoir vécu pendant des années avec « un autre que je n’ai pas choisi » m’a fait rejeter tout ce que j’avais vécu jusqu’alors avec mon compagnon.  Je n’ai rien pu garder de ce passé amoureux qui était construit sur la dissimulation car vois tu pour moi : l’amour de l’honnêteté (qui me semble préférable au mot « vérité ») est aussi important que la vérité de l’amour. Sans doute que je te surprend en écrivant ceci. Je sais que j’ai une pensée et un ressenti singulier et que je ne suis pas toujours comprise. Mon compagnon ne m’avait pas non plus comprise ou en tout cas pas assez écoutée et aujourd’hui je sais qu’il s’en voudra pendant très longtemps de ne m’avoir rien dit …

 Encore merci à tous les deux pour ces échanges.
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Dex


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MessagePosté le: Mar 30 Avr 2013 - 09:48    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Merci pour ta réponse. Je rebondis.


Non, pour la maxime (préférer l'amour de la vérité au détriment de la vérité de l'amour), ce n'est pas une opinion. C'est une phrase que m'a donné un ami il y a 18 ans pour m'éclaircir dans un choix à prendre. C'est une phrase qui engage à réfléchir, et non une phrase qui excuse un comportement lâche. Il ne faut pas faire de contresens. Je la rapprocherais de celle de St Augustin (désolé, j'ai eu une éducation chrétienne) : "Aime, et fais ce que tu veux". Là aussi, phrase riche en contresens. Ce n'est pas une invitation à faire n'importe quoi, avec l'excuse d'aimer, mais au contraire, d'aimer vraiment, et de ne rien faire qui aille à l'encontre de la/les personne qu'on aime. De viser leur bien avant toute autre chose. Aime d'abord,  et si tu aimes vraiment, alors réfléchis à ce qu'il faut faire pour être en vérité avec la personne aimée. Si tu aimes vraiment, tu ne peux pas faire n'importe quoi.


Tout ça, dans une vision idéale du couple.
Mais sur ce forum, on sait qu'on en est loin. Donc, ma démarche sera par défaut celle d'un moindre mal. J'ai conscience de faire du mal avec la dissimulation, et je ne l'érige pas en valeur, je n'en suis pas fier, je ne la revendique pas. C'est plutôt qu'à défaut de pouvoir faire du bien, j'essaie de ne pas faire de mal, ou tout au moins de minimiser le mal que je fais.


Par rapport à ta citation plus avant : "Mais si tu avais voulu lui éviter de vivre avec une personne qu’elle n’a pas choisi - pour reprendre ton expression- il aurait été souhaitable d'en parler avant car ne rien dire n’empêche pas que les faits existent."
En fait, c'est un peu plus compliqué que ça : Je ne suis pas que ce que je fais. Mes actes (mauvais) ne me résument pas. Ils sont une partie de ce que je refuse de moi. Donc, je ne m'identifie pas à eux, et je ne veux pas qu'on m'identifie à eux. Je ne me suis jamais complu en eux. Je ne pouvais pas dire à ma femme que j'étais quelque chose que je ne suis pas, que je refuse et contre lequel je lutte ; ça aurait été aussi mensonger.
Et les hommes (et femmes) ont du mal à bien faire la différence entre une personnes et ses actes. Au niveau éducation aussi, si je me permets la parallèle, il faut réprimer les actes sans enfermer l'enfant dedans. Ma fille a volé un truc au supermarché l'autre jour. Je lui ai dit qu'elle avait volé, que c'était mal, je ne lui ai pas dit qu'elle était une voleuse. Faire la différence entre l'acte et la personne est fondamental. Et fondamental pour le sujet qui nous concerne.
Je suis la même personne que j'ai toujours été, mais j'ai commis des actes qui peuvent faire croire à ma femme que j'étais quelqu'un d'autre, si je lui dis et si elle me résume à ces actes. Or, je vaux plus que mes actes pourris. (et c'est valable pour tout le monde) Je ne l'ai donc pas trompé sur ce que je suis. Je ne lui ai pas dit tous mes défauts, mes combats, mes mauvaises actions qui auraient pu (et pourraient) fausser son regard sur moi.

Enfin, pour chipoter sur les termes, je resterai sur la "vérité".
L'honnêteté n'a pas de valeur sortie d'un système de règles, implicites ou explicites. Elle parle d'un comportement par rapport à une loi, des obligations. Être honnête me permet d'être en règle, en paix peut-être avec moi-même. Être vrai m'oblige à aller au fond de moi, à rechercher l'unité en moi. Bon, ok, ils ne sont pas forcément opposés. Commençons par être honnêtes. Mais si nous pouvons être vrai, ça serait mieux. 

Moi aussi, je suis surpris quand on me comprend. Mais j'apprécie (!)
 
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Gogogo


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MessagePosté le: Mer 1 Mai 2013 - 09:06    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Je me permets d'intervenir.


Je suis en sevrage, en couple et est décidé de le dire à ma compagne. 


Lui dire fut la chose la difficile pour moi mais aussi un pas vers la guérison. J'ai pris conscience que je pouvais la détruire, la perdre, la blesser...


Je l'ai blessée effectivement. Comme compagne, comme femme. Je me suis décrédibilisé totalement à ses yeux, toute notions de confiance a disparue... Elle a remis en cause toute notre vie de couple (certes assez récente, +/- 1an et demi), et finalement, elle avait raison. Ma dépendance paramétrait toute notre vie de couple, et le fait qu'elle ne réponde pas toujours à mes attentes de dépendant créait un climat de doute pour elle, et de frustration pour moi.


Maintenant, le problème a un nom, il est là, palpable. Elle me voit différemment, mais pas forcément moins bien. Certes elle doute, souffre, mais a conscience que je lutte pour un avenir meilleur. Chaque victoire est une victoire pour tout les 2. Chaque pulsion trop insistante qu'elle freine ne suscite plus doute dans sa tête, elle sait qu'un combat a lieu.


J'ai tenté un premier sevrage sans rien dire. Un échec cuisant! Chaque victoire était finalement égoïste, est si elle ne recevait pas un "accueil à la hauteur", cette victoire était aussitôt fragilisé. Dans le meilleur des cas, si j'arrivais à guérir seul, certes ma compagne ressentirait des améliorations dans ma vie de couple, mais serait incapable de savoir pourquoi, comment... Donc le climat de doute ne serait pas estompé pour autant...


Ce qui m'a poussé à vouloir régler mes problèmes de dépendance seul est justement la dépendance. La dépendance m'a isolé : tu n'as que ce que tu mérites, tu dois t'en sortir seul, sans aide... et donc indirectement "tu es seul". Ce "tu es seul" est pour moi la source d'énergie négative principale, dont bien évidemment se nourrit la dépendance. En me mettant à nu, en faisant exploser ma dépendance aux yeux de mon amoureuse, j'ai coupé court à cette mécanique de solitude.


Pour finir...
 Pour le dicton "préférer l'amour de la vérité à la vérité de l'amour"... J'avoue ne pas comprendre... Pour moi, amour est vérité. L'amour n'est pas seulement d'avoir des envies et des bons moments communs, c'est aussi d'avoir des blessures communes. Quoi que l'on en pense, la vie est un combat.
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FLY


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MessagePosté le: Mer 1 Mai 2013 - 16:52    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
L'amour est la vérité ?

Euh, pas toujours.

J'avoue que cette tendance à la scarification commune dans le couple me laisse comme ça : Shocked

Un couple, c'est fait pour passer de bons moments, pour s'exciter, faire des trucs dingues, avoir des aventures sensuelles, pas pour partager ses souffrances et ses malheurs.
Pour ça, il y a des psys.

Si tu es pornodépendant, c'est TON problème, pas le sien.
Alors autant la mettre au courant serait de l'honnêteté, autant lui faire subir ce problème n'est pas normal.

Encore une fois, si tu as besoin d'un déversoir à sentiments négatifs, d'une relation cathartique : il y a des psys.

Si tu as besoin d'un avis constructif et éclairé sur ton problème : il y a des professionnels de la question de la pornographie.

Si tu as besoin de te surveiller, il y a K9.

Pour moi, le rôle de la copine dans tout ça est juste d'apporter un soutien moral et du réconfort. Une relation de couple normale quoi.

Si on commence à pourrir sa relation amoureuse, le sevrage est mal parti dis donc !

Je ne dis pas qu'il faut le cacher à sa compagne. Je parle de l'approche qu'on a de la question.
Ne pas en faire une montagne. Lui montrer qu'on gère.
Pas qu'on est désespéré et qu'on a absolument besoin d'elle pour régler ce problème, pas la faire chier à pleurer sur son épaule tous les soirs.

Pour ce qui est de la question décider seul pour le couple/décider à deux...

Je trouve que c'est du bullshit, ce concept du "on décide à deux".
Non, il y a un seul capitaine, choisi par les deux. Il a la responsabilité et décide pour les deux. Après, la responsabilité peut passer de l'un à l'autre, selon la compétence de chacun dans le domaine qui appelle à une décision. Bon, après, ça, c'est plutôt pour la situation recherche de restaurant/ etc.. Mr. Green

Pour cette question en particulier, je ne pense pas qu'il y en ait un qui puisse décider pour les deux.
Je ne vois pas pourquoi un choisirait et l'autre fermerait sa gueule.

Pensez-vous que vous pouvez décider seul de ce qui est le mieux pour votre couple ?
Chacun décide de ce qu'il y a de mieux pour soi. Je n'envisage pas le couple comme la fusion de deux êtres qui n'en formeraient plus qu'un.
La pornodépendance est quelque chose qui concerne la copine du pornodépendant puisque ça touche au sexe, qui est l’apanage du couple.
Après, chacun prends ses propres décisions. Si la fille a un problème avec ça, elle quitte le gars. Pareil pour le gars.
ça dépend aussi beaucoup de la façon dont le gars présente ça et de ce qu'il demande à sa copine.
Suffit de le lui dire, de s'excuser, de lui montrer qu'il se bat contre ça et de la rassurer quant au fait qu'elle compte toujours autant pour lui.

Après, soit elle trouve ça insupportable et se casse, soit le gars a choisi une copine un minimum bien et elle le soutient au lieu de le laisser tomber.


 et décider à notre place de ce qui est bien pour nous ?
bah ça non, chacun décide pour soit. C'est pour ça que je pense qu'il est indispensable de le dire à sa compagne : pour qu'elle puisse faire ses choix en toute connaissance de cause.

 N’avons-nous donc pas le droit à la parole ?
Si si bien sûr.

N’est-ce pas à nous d’exprimer ce que nous voulons et non pas à vous de décider pour nous ?
Justement, personne ne peut et ne doit décider pour sa copine !
Et sa copine peut très bien exprimer ce qu'elle veut, mais c'est lui qui doit choisir s'il va faire ce qu'elle veut ou non.
Chacun pose les termes clairement : "je suis pornodépendant", "pour me sentir bien avec toi, j'ai besoin que tu arrêtes". Les termes sont définis et chacun prends les décisions qui s'imposent pour lui.
C'est comme un contrat. "Je suis pornodépendant", "je ne peux pas continuer à être en couple avec toi en sachant que tu fantasmes sur d'autres femmes", "je souhaite arrêter, j'ai pris mes dispositions, je ne te demande rien de particulier à part ta confiance. Je vais tout faire pour arrêter, n'aie pas de soucis + des excuses".

Mais rester maître de ses émotions. Pas se mettre à pleurer ou à crier.

Chacun défini de son côté ce dont il a besoin LUI. Si l'un des deux ne peux pas répondre aux besoins de l'autre alors... c'est la fin du couple.
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Gogogo


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MessagePosté le: Mer 1 Mai 2013 - 22:39    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Fly, je te trouve très sûr de toi. 


Tu comprends ce que tu veux dans ce que j'ai dit et semble remettre en cause ma conception de l'amour et du couple. Je me sens personnellement attaqué et ne compte pas me défendre, je partageais juste mon expérience. Il est très facile de juger et dire aux autres ce qu'ils doivent faire.


Si ton raisonnement te convient, tant mieux. Je le trouve très logique, mais trop logique pour moi. 



Chacun est différent, avec un vécu différent, un caractère différent. Nous sommes ici pour nous entraider, nous soutenir, nous conseiller. Pas pour juger et encore moins se faire juger.
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MessagePosté le: Jeu 2 Mai 2013 - 07:04    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Oulah non, seules les premières lignes avaient un lien avec ce que tu avais dit avant  Razz

Mais c'est vrai, j'ai souvent cet effet la sur les gens Mr. Green

Moi, j'expose mon point de vue, comme demandé.
Je n'avais pas l'intention de te juger. Toi ni personne d'autre.

Et si ce que j'ai marqué as pu t'offenser... j'te présente mes excuses !
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Dex


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MessagePosté le: Jeu 2 Mai 2013 - 08:13    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Ce que tu dis, Fly, m'a peu parlé sans que je puisse l'expliquer. Trop loin. En fait, en réfléchissant, j'ai compris qu'on parlait de 2 choses différentes quand on parlait de couple. Pour moi, je suis marié avec ma femme depuis plus de 10 ans, on a construit notre couple; on a des enfants, un passé, un présent et un avenir. C'est con, mais comme disent les enfants, "c'est pour la vie". Alors que le couple que tu évoques s'apparente plus à une paire de colocs, ou au mieux de bons amis, mais avec du "sexuel" en plus. Sans vouloir juger et sans vouloir jouer au vieux sage plein d'expérience. Peut être la différence d'âge joue-t-elle quand même un rôle important dans la perception de ce qu'est le couple. Pour moi, c'est primordial.


Par exemple, au début, tu dis qu'"un couple, c'est fait pour passer des bons moments, pour s'exciter..." Bof... passer des bons moments et s'exciter, oui, ça fait partie de la vie du couple, mais ce n'est pas son but. Loin de là. Je pense que l'homme est fait pour aimer,(explication un peu spirituelle, mais bon, faut bien chercher une explication) et que le couple est le meilleur moyen d'exprimer l'amour, avec aussi l'amour maternel et paternel à travers les enfants. Et je pense aussi que cet tension, cette pulsion pour aimer est détournée par (vers) le porno lorsqu'elle n'est pas comblée...
Voilà, c'est ouvert. Mais je ne voudrait pas dévier le thème du sujet de Blanche qui est : "pour quelles mauvaises raisons ne pas le dire à sa compagne ?" 
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Gogogo


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MessagePosté le: Jeu 2 Mai 2013 - 08:34    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Excuses acceptées Fly! J'ai une certaine suceptibilité, d'autant plus quand il fait fatigue! ^^
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FLY


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MessagePosté le: Jeu 2 Mai 2013 - 10:24    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Ouaip, t'as totalement raison Dex. Je parlais de ce que JE savais du couple, c'est à dire du couple à 20 ans, pas à 50 Mr. Green

Et pour ce qui est d'aimer, ouais, j'inclu ça aussi évidemment.
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maelle76


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MessagePosté le: Ven 3 Mai 2013 - 01:08    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Dire ou ne pas dire.

Pour moi, la réponse est évidente : dire.

Je ne comprends pas le silence.
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Maëlle
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Nol06


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MessagePosté le: Ven 3 Mai 2013 - 20:35    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Je le comprends. Risquez de tout perdre... mais franchement n'est-ce pas une forme de déni? Tant que l'autre ne sait pas que je suis porno-dépendant, j'ai comme un échappatoire? Je l'ai dit à ma femme et cela a été très dur, très très dur, mais je pense sincèrement que si je n'avais pas fait ce choix là, je me serai retrouvé dans 15 ans comme DSK, complètement obnubilé par le sexe, et a m'envoyer en l'air à gauche à droite. Donc pendant longtemps j'ai menti, je savais que j'avais un problème mais je n'ai rien dis. J'ai perdu une compagne, puis d'autres... puis j'ai rencontré ma femme. Nous avons eu une petite fille, et nous nous battons ensemble. Mais j'ai tellement éprouvé cette peur de décevoir que je la comprends. Je ne pense pas que ce soit la bonne solution mais je le comprends. Toutefois, je vois cela comme une forme de déni. En tous cas, les hommes sont un peu lâches, je l'étais et le suis encore, mais j'essaie tout de même de me battre. 
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MessagePosté le: Lun 6 Mai 2013 - 16:17    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
La question du dire ou ne pas dire doit être affinée par "quand le dire. "


Pour ma part, j'ai perdu mes compagnes avant de prendre conscience de la pornographie comme dépendance. Ce n'est qu'après les avoir perdues que je me suis sevré. Je n'avais pas de grand intérêt à leur dire, sinon à leur apporter les clefs de mes comportements et à leur permettre de se rassurer : elles étaient normales, je ne l'étais pas. 


Je ne regrette pas, et pourtant, je ne peux pas dire qu'il y ait eu de compréhension de leur part. Mon ex femme s'en est un peu servi contre moi, et Romane, avec qui j'ai eu une histoire d'amour pendant près de deux ans, n'a jamais répondu à la lettre que je lui ai envoyée. Aucun regret cependant. 


J'ai parlé depuis à chaque nouvelle tentative amoureuse de ce problème, car il explique certains comportements problématiques chez moi. J'en suis à plus de 450 jours sans porno et je sais maintenant qu'il y aura toujours une fragilité chez moi face à cela, face à la sexualité que cela expose. Reconstruire une sexualité avec un pornodépendant est quasiment un travail et je crois que les femmes que je rencontre ont le droit de ne pas vouloir se coltiner ça. 
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MessagePosté le: Jeu 27 Juin 2013 - 19:06    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant


Je souhaiterais revenir sur un sujet abordé ici par Dex  qui dépasse la question de la pornodépendance et qui me tient à cœur : Est-ce que nous sommes ce que nous faisons ?

Pour Dex la réponse est clairement non. Dex rejoint, il me semble, les propos de la grande majorité des thérapeutes aujourd’hui  mais leur objectif est de trouver les mots qui aident le mieux  leurs patients pas d’utiliser des mots qui risquent de les agresser.

Je pense, pour ma part,  que nous pouvons ne pas nous identifier à nos actes mais seulement dans deux cas :
-       si nos actes sont la conséquence de traumatismes.
ou
-       si nos actes sont « isolés » et ne se répètent pas

Si nos actes s’inscrivent dans la durée et dans la répétition alors nous sommes bien ce que nous faisons. Bien évidemment nous sommes plein d’autres choses : ce que nous pensons, ce que nous ressentons, ce que nous aimons etc. Mais nous sommes AUSSI nos actes. En tout cas, nous ne pouvons pas prétendre être  pleinement ce que nous pensons ou éprouvons tant que nos actes ne sont pas en cohérence avec nos idées et nos sentiments.

Dissocier nos actes de ce que nous sommes est une façon de minimiser leur portée. C’est aussi parfois un frein à notre motivation pour les arrêter. Si nous ne sommes pas nos actes alors ce n’est pas si grave si nous continuons, du moment que nos pensées sont belles. Ca me parait être un aveuglement, une forme de déni.  

Sans doute faut-il avoir du courage pour accepter de regarder nos actes comme faisant partie de nous, le courage de regarder en face la laideur qui est parfois en nous. La bonne nouvelle est que nous pouvons changer. Changer sans pour autant oublier ce que nous avons fait ni qui nous avons été mais apprécier le chemin parcouru qui nous rapproche de la « belle personne »  que nous espèrons devenir, pour nous-même et pour nos proches.           
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MessagePosté le: Jeu 27 Juin 2013 - 20:18    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Blanche, 


Ton point de vue est intéressant, et je suis partiellement d'accord avec toi. En effet, les actes répétés que nous produisons finissent par nous définir. Mais tu omets une composante forte : la contrainte. 
C'est tout à fait normal. Tu as subi la pornodépendance de ton compagnon tu n'as pas été toi-même dépendante. 
Et c'est pour ça que ton message est très intéressant, et je pense que nous tournons depuis longtemps autour de cette notion au cours de nos échanges. 
Oui, TOUS LES DéPENDANTS sont responsables de leur entrée en dépendance. Même si nous avons subi des traumatismes, nous avons choisi des stratégie pour les affronter qui nous ont, à un moment ou à un autre amené à regarder du porno. 


Pour ma part, j'ai été étiqueté "masturbateur" très jeune par ma famille, et la masturbation a DE LOIN précédé le désir sexuel. Pourtant, à un moment de ma vie, j'ai regardé du porno. 


Mais le stade de la dépendance est une étape différente, où l'on a plus de libre arbitre, on n'a plus le loisir d'arrêter, ni même de désirer arrêter. On est captif. 


Mais je vais dans ton sens : nous sommes ce que nous faisons. En restant pornodépendant, nous nous définissons comme captifs. Or, il est possible de sortir de cette captivité. Et c'est là que nous reprenons la possibilité de nous définir comme autre chose que ce que nous sommes. Se voir comme captif, c'est déjà se voir comme évadé. Car nous avons la responsabilité d'arrêter. Ceux qui sont sur ce forum ont au moins fait le pas de se reconnaître dépendant, il leur reste à faire celui de renoncer à leur prison. 


Car la prison de la pornodépendance n'est pas une prison à barreau. Elle est la même que la prison d'un job de merde où l'on reste pour le blé. On est retenu parce que cela nous apporte, (un salaire ou de la jouissance). 


Pour s'évader, il faut donc poser un acte de foi et une décision. L'acte de foi consiste à croire vraiment que la vie est meilleure sans masturbation/pn. Il est nécessaire pour poser la décision d'arrêter et s'y tenir. 


Mais c'est un acte de foi "raisonnable". La religion vous demande de croire qu'il y a qqch après la mort, sauf que personne n'est revenu pour le confirmer. Il y a sur ce forum, des gens qui ont arrêté le porno et qui témoignent que oui, c'est mieux sans. 


J'en suis, et j'espère que cela peut aider d'autres à affirmer leur foi (la vie est meilleure, plus douce, sans porno), poser leur décision (arrêter), s'y tenir, et enfin revenir témoigner. Ce que j'essaie de faire ces temps-ci. 
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MessagePosté le: Mar 23 Juil 2013 - 18:27    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant

Bonjour 35 ans

Quand tu écris « L'acte de foi consiste à croire vraiment que la vie est meilleure sans masturbation/pn. Il est nécessaire pour poser la décision d'arrêter et s'y tenir. Il y a sur ce forum, des gens qui ont arrêté le porno et qui témoignent que oui, c'est mieux sans. J'en suis, et j'espère que cela peut aider d'autres à affirmer leur foi (la vie est meilleure, plus douce, sans porno) » je ne peux qu’adhérer mais j’ai un regret. Le regret que seul le témoignage d’une vie meilleure soit LA motivation pour arrêter.  Au-delà du gain personnel, j’aurais aimé que les motivations soient d’une autre nature. Qu’elles s'appuient sur des convictions morales même si ce sont des gros mots aujourd’hui.  Si l'on voulait vraimentse poser des questions essentielles comme :  quelle est la société dans la quelle je veux vivre ? est ce qu'un corps peut être un objet marchand ?  qu'est ce que veut dire l'engagement dans un couple ? etc. etc. j'espère que les réponses compteraient dans les motivations. Le mieux, bien sur, aurait été qu'elles comptent avant d'en arriver là.   
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MessagePosté le: Mer 24 Juil 2013 - 08:23    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Oui, enfin bon... 

 
Quand tu viens ici, quand tu as lu les sites qui parlent de la dépendance, quand tu as vu les dégâts sur les autres et que ça te "rassure "en disant que tu n'es pas seul... quand tu as passé cette première étape alors franchement si ta motivation c'est d'aller mieux, moi je dis banco ! On prend ! Et on y va ! 

 
Personnellement, la prise de conscience de la société dans laquelle on vit, le fait de refuser que ces actrices soient sacrifiées sur l'autel de ma giclée égoiste et destructrice, l'envie de construire un monde meilleur pour mes enfants... tout ça est un effet de bord ! Un effet de bord positif qui va certainement prendre de l'importance et probablement devenir ma motivation très bientôt. 

 
Mais la motivation de départ c'est d'aller mieux. C'est évident. 

 
Ensuite, cette motivation de départ perd de l'importance. Déjà j'en ressens les effets. Je commence à me dire que c'est pas si grave, que je n'allais pas si mal. Alors là, oui, je dois chercher la motivation ailleurs. Prendre ma part de responsabilité dans ce monde en fait partie. Mais je ne m'offense pas si ce levier n'est généralement actionné que plus tard... 

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MessagePosté le: Mer 24 Juil 2013 - 13:25    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
En couple depuis 31 ans, avec un seul et unique amour.  
Je crois que c'est assez rare pour que mon expérience ne soit pas très extrapolable. Mais je vous en parle tout de même. 
 
On a construit tous les 2 notre sexualité ensemble jusqu'à ma porno-dépendance ou j'ai doucement déconstruit puis détruit notre sexualité. 
 
Nous sommes malgré tout resté tellement fusionnel que ma prise de conscience ne pouvait que s'accompagner d'un aveu total et malheureusement brutal car ma porno-dépendance ne me concernait pas seul. C'est d'ailleurs le cas pour nous tous, que nous soyons en couple ou pas puisque ça touche vos "futurs" compagnes (pour les célibataires). 
 
Je ne me suis pas posé de questions "métaphysiques" ou philosophiques, je n'ai pas cherché à "intellectualiser" ma démarche, j'ai agis par instinct. Alors je ne peux pas vous dire pourquoi. 
C'était ce que je devais faire, je n'avais pas le choix car je ne pouvais absolument pas envisager de guérison sans elle. Et elle avait besoin de comprendre pour moins souffrir. 
 
Et sa souffrance a toujours été pour moi la limite à ne pas dépasser. Et elle souffrait ! Elle souffrait sans comprendre pourquoi. Elle souffrait car elle culpabilisait. Il fallait qu'elle sache que j'étais malade, pas elle. 

 
J'aurais pu la perdre ? Non, je ne crois pas en lui disant. Certainement en continuant ma dépendance. Le choix était facile pour moi. 
Je crois que c'est le meilleur mais chacun est libre de gérer sa guérison comme il le peut (?) 
 
Je ne suis pas sûr de faire avancer le débat, je ne crois pas en avoir les moyens et peut-être même pas l'envie. 
 
 
En tout cas bon courage à tous et à toutes car on doit vivre maintenant avec une belle saloperie.  

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Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. Bertolt Brecht
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blanche


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MessagePosté le: Sam 27 Juil 2013 - 09:41    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant

Bonjour 

Il est bien évident qu’avant d’aborder les questions morales, l’urgence pour vous est de sortir de la dépendance et vous êtes tous dans un premier temps à la recherche de conseils sur ce site et sur le forum et c’est bien légitime. Mais il n’empêche qu’on ne peut évacuer ces questions que je trouve très peu présentes sur le forum, c’est pour cette raison que j’y fais référence. Je crois que certains hommes ne seront jamais des pornophiles (ni a.fortiori pornodépendants) parce que, entre autres raisons, leurs valeurs morales posent des limites infranchissables.

Et vous-même, si vous croisez une superbe femme dans une rue isolée, vous pouvez avoir envie de glisser une main sur ses cuisses ou dans son décolleté mais vous ne le ferez pas. Peut-être parce que la loi l’interdit mais surtout parce que votre conscience vous l’interdit. Face aux sites sexuels, il semblerait que votre morale et votre conscience soient quasi inexistantes et c’est à ça aussi qu’il faut réfléchir.

 Excuse-moi, per mordu de prendre ton exemple mais je le trouve assez représentatif. Ne prends surtout pas comme un reproche ce que tu vas lire ensuite, telle n’est pas mon intention, je veux juste illustrer par l’exemple mes paroles pour mieux me faire comprendre. (J’en profite d’ailleurs pour te féliciter d’en avoir parlé à ta femme, c’est courageux de ta part). Tu as diffusé sur internet des photos du corps de la femme que tu aimes sans son consentement. Des centaines d’hommes l’ont vu et des centaines ont pu se masturber sur son corps. Si j’avais été à ta place voici ce que m’aurait dit ma conscience « en agissant ainsi, c’est comme si tu faisais de ta femme une prostituée et de toi un proxénète. La seule vraie différence  c’est que pour consommer le corps de ta femme, la monnaie d’échange n’est pas l’argent mais le plaisir que ça te donne ». alors, j’ai une question : si ta conscience t’avait parlé comme l’aurait fait la mienne, ne crois tu pas que ton plaisir serait passé au second plan et tu ne serais pas aujourd’hui dans la situation qui explique ta présence ici ?

Ce que je veux essayer de dire c’est que travailler à développer et renforcer sa morale et sa conscience est certainement une des voies qui permettent d’être moins dominé par ses pulsions.
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Néo PMD


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MessagePosté le: Sam 27 Juil 2013 - 10:07    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Ah si j'avais été meilleur !?! Oui, certainement. 
 
Mais ce n'est pas la bonne question, je crois.  
 

Je ne cherche pas à minimiser ma faute (que tu rappelles si bien ... Neutral  ), mais il faut bien admettre que devant une addiction tu n'es plus toi. 
 
 
Je suis sûr qu'on a tous des valeurs morales et une conscience. Je peux t'assurer que personnellement elles sont là. 
 
Mais ce que j'ai fait n'est pas moi ! C'est à l'opposé de tout ce que je suis, de toutes mes valeurs, de tout ce en quoi je crois : le respect de l'être humain, l'empathie, les droits universels de l'Homme, ... et encore tellement loin de l'amour que j'ai pour ma femme. 
 
Je ne me reconnais dans aucune de mes actions.  
 

Alors, oui, peut-être aurai-je été un autre homme, meilleur, j'aurai pu ne pas tomber dans ce piège. Oui, tu as raison d’exécrer ce que j'ai fait et on peut même dire été. Mais n'oublie pas, au moins pour nous laisser une chance de nous en sortir, que ce que nous avons fait et été n'est pas NOUS. 
 
Que nous ayons été dominé par plus fort que nous (parce que nous étions faibles et/ou parce qu'il était fort) n'est pas en notre faveur. Personnellement, ça me ronge. 
 

Mais permet nous de séparer ce que nous sommes vraiment de ce démon, de cette bête que nous avons laissé agir. Sinon aucun salut pour les dépendants !  
 
Nos valeurs morales, notre "conscience" sociale peuvent (doivent) être renforcés, certainement. Ce qu'on vit ici nous y oblige. 
 
Mais surtout ce qu'on doit renforcer c'est notre conscience intérieure afin de savoir maintenant bien reconnaître notre ennemi intérieur. Afin de le combattre et de ne plus lui laisser le pouvoir. 
 

Attention, je ne suis pas schizophrène ! Je n'entends pas de voix dans ma tête. Je veux parler d'un combat intérieur entre notre conscience et notre inconscience, notre bestialité, inhumaine  Twisted Evil  . 
 

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blanche


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MessagePosté le: Mer 7 Aoû 2013 - 19:08    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant

Accepter de remplacer: « Ce n’est pas moi », par « Ce n’est pas ce que je voulais être » est sans doute un pas difficile mais c’est un grand pas vers la lucidité et vers sa propre transformation.
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Kallylia


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MessagePosté le: Ven 9 Aoû 2013 - 13:01    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Je trouvais ce sujet vraiment bien de pouvoir crier haut et fort la nécessité de dire aux épouses toute la vérité. Car on est en droit de le savoir.

Mais je crois que Blanche à énormément souffert du silence de son conjoint...il faut remettre les choses dans leur contextes. J'ai le pressentiment que cette souffrance est vraiment profonde est encore bien présente. Alors...faut pas trop lui en vouloir.

Lorsqu'on est dans le cas d'un dépendant on comprend parfaitement notre schéma de penser entrer dans un processus de sevrage nous en apprend sur nous, nous rend plus fort et plus déterminer. Mais on oublies souvent le combat que la co-dépendante doit mener également. Bien sur ce n'est pas le même combat mais on doit nous aussi nous sevrer de tout mensonge. Le débat que Blanche à ouvert s'appel "Mensonge Blanc" je pense qu'elle n'as pas choisi ce titre au hasard. Que représente le Blanc? Dans la symbolique occidentale, le blanc est généralement associé à la pureté, à l'innocence, à la chasteté, à la paix (drapeau blanc), à la virginité, au mariage, à la spiritualité, à la sainteté et à la vie. L'origine de cette symbolique réside dans le caractère immaculé, sans présence de noir, et absolu de la lumière blanche, et dans le fait que le blanc est aussi la couleur de la neige et du lait maternel. La couleur souvent opposée au blanc est le noir. Et pourquoi mensonge? Car passer à l'acte de tout avouer, symboliquement parlant purifierai ce "mensonge" et le rendrait plus blanc que la neige aux yeux de votre compagne.

Bien évidemment toute les femmes ne sont pas pareils et ne réagissent toute pas de la même manière MAIS elles aiment toutes leurs maris. Alors Messieurs au lieu de chercher un numéro aux raisons pour lesquels vous ne le direz pas à vos compagnes ou un numéro pourquoi vous leur direz je pense simplement qu'il faut croire en vous et à votre amour et le lui faire comprendre. Car ce qui est la base de tout c'est quoi? Qu'est ce qui vous a poussé à vous débarasser de ce démon? N'est ce pas l'amour? L'amour de vous même, l'amour de vos compagnes , l'amour de vos enfants...peut importe mais on est constamment régi par l'amour !

Merci Blanche pour ce sujet Laughing .
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pericles


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MessagePosté le: Sam 10 Aoû 2013 - 16:16    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Le débat est bien entamé et beaucoup d'idées ont été exprimées, si vous me permettez des raccourcis et des appréciations générales je vous confierais ce que j'ai entendu dans ce débat.

Tout d'abord j'ai cru comprendre que Blanche pose au début de la discussion une question que j'interprète ainsi:
A) La question de la "responsabilité des actes"

Ensuite, en interprétant tout autant la suite, j'y entend une discussion autour de B) la question de la "confiance" et de la "confession" des actes.

Et enfin tout au long de la discussion émerge, C) la question du "couple et de la famille".

Tout d'abord je souscris totalement à ce est dit, dans le commentaire précédent, à propos de l'amour, en effet c'est le moteur indispensable à toute relation suivie et profonde, indiscutablement on ne parle pas assez de l'amour et du rôle fondamental qu'il joue dans notre épanouissement, l'amour est le socle de notre "prospérité" affective. C'est parce que je ne "tombais plus amoureux" que j'ai commencé à me poser des questions qui m'ont amené à suivre le sevrage et à m'interroger sur mon aliénation affective en général.

Autrement les questions soulevées dans ce débat sont intéressantes à plus d'un titre. En effet on peut légitimement s'interroger sur la "responsabilité" que nous avons de nos actes.

A) On peut tout à fait être responsable de ses actes sans pour autant être coupable, la responsabilité désigne essentiellement la personne compromise dans une situation particulière et à des évènements, elle n'engage pas automatiquement sa culpabilité.

Le porno-dépendant est parfaitement responsable de sa dépendance et des souffrances qu'il engendre en lui et chez ses proches, mais il n'est pas coupable à proprement dit car il n'avait pas l'intention de provoquer la souffrance et puisque au final il ne tire aucun profit de la situation. Il est lui même une victime, par conséquent il me semble très délicat de faire endosser ensemble le statut de coupable et celui de victime au porno-dépendant.

Donc, bien que responsables de nos actes, évitons les "jugements" amateuristes et évitons d'invoquer "l'impératif moral" (principe disproportionné pour des problèmes d'addiction). Evitons aussi de d'invoquer le "mensonge", le vrai mensonge a toujours comme finalité d'abuser quelqu'un afin d'obtenir un profit, quel profit tire le porno-dépendant quand il dissimule sa souffrance ? certainement aucun.

Au niveau de la porno-dépendance, nous sommes, je l'espère au XXIe, bien loin d'un enjeu éthique et moral, donc pas besoin de se compliquer davantage la tâche principale qui est de combattre une dépendance malheureuse et désespérante.

B) Faut il "confesser" sa porno-dépendance à ses proches et en particulier à sa compagne ? à mon humble avis, même dans un monde parfait, irrigué de bienveillance et éclairé, "la confession" est toujours problématique. Les prêtres, les psys et les médecins ont bien compris qu'une des clés du succès de la rémission est la "confidentialité" si ce n'est le secret sans pour autant qu'il s'agisse d'un mensonge.

Un porno-dépendant est par nature fragile, en difficulté, tourmenté, pour le porno-dépendant "avouer" sa dépendance est un très gros risque, non seulement il risque de décevoir sa compagne, par son attitude, mais aussi il risque de ne pas agir avec discernement, de s'exprimer maladroitement etc. Il vaut mieux dans ce cas là rechercher de l'aide auprès de professionnels, avoir une approche plus nuancée, informer ses proches jusqu'à un certain point et de manière progressive.

Pour le porno-dépendant en cours de sevrage c'est tout aussi délicat car il doit faire face à son engagement (décision d'arrêter, constance etc.). C'est parce que les porno-dépendants sont vulnérables qu'ils sont devenus dépendants or cette vulnérabilité ne s'évanouit pas quand on décide de combattre la dépendance, elle conduit souvent à des rechutes, du découragement. D'ailleurs souvent la porno-dépendance est liée à des rapports affectifs difficiles et au manque de confiance en soi, par conséquent se confier à sa compagne avec qui s'est noué un lien affectif très fort est encore plus délicat. Il vaut mieux progresser par paliers et négocier ce qui est avouable et ce qui ne l'est pas.

D'une manière générale avoir confiance en quelqu'un c'est lui accorder une marge de secret et respecter, tout en la partageant, sa vie privée. Mais là j'arrive tout simplement à la question C)

C) Au XXIe le couple et la famille sont exposés à un paradoxe surprenant, puisque désormais il est admis que des couples mariés divorcent par consentement mutuel, que des familles se constituent hors mariage, que la liberté de chaque individu est inaliénable et entière... Alors paradoxalement cela engage comme jamais à l'obligation de s'aimer totalement et dans la permanence. Là où par le passé on pouvait (par nécessité) pardonner "les écarts" temporaires, là où il fallait bien "tolérer" certains mensonges matrimoniaux et prendre en patience les baisses de vigueur amoureuse, là justement, aujourd'hui, ces attitudes bien commodes sont devenus incompréhensibles voire infamantes.

Avoir une vie de couple décevante ou une famille bancale n'est plus acceptable, le bonheur est devenu une norme, c'est à dire une injonction... Tout comme la littérature de magazine nous impose une santé olympique, une réussite olympique, une sexualité olympique, elle nous impose aussi une vie de couple olympique et une famille idéale.

Le modèle c'est la "famille ricoré", une famille perpétuellement heureuse, où tout le monde s'aime en permanence, toujours en vacances, où l'on se confie sans limite ni nuance, une famille qui respire l'innocence et la bonté infinie. Il faut avouer que nous sommes très loin de la réalité, loin dans le firmament publicitaire, si loin que nous risquons à tout moment de sombrer dans la déception insondable face aux réalités quotidiennes de la vie domestique.

En conclusion comme on dit "Rome ne s'est pas faite en un jour", il faut beaucoup de courage, de persévérance, de délicatesse, de patience etc. Tout en évitant d'abuser de la morale et de juger à la place des juges. Pour vivre en paix avec l'élu de son coeur il faut parfois agir avec discrétion et respecter certains secrets, la vie n'est point "un long fleuve tranquille" baigné de transparence et de lumière, certaines zones demeurent opaques et tant mieux si elles le restent ainsi.

En espérant ne pas avoir été trop long et confus, ce commentaire souffre certainement de trop nombreuses approximations mais j'avais tellement envie de partager avec vous quelques idées dans le cadre de ce petit débat très instructif.
  

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Kallylia


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MessagePosté le: Dim 11 Aoû 2013 - 09:23    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Bonjour Pericles.

Je trouve ta participation très intéressante !! Bien sur je ne comprends pas tout ce que tu as voulu dire (je crois que la philosophie et moi ça fait deux) mais j'en comprends les grandes lignes.

J'aime bien comme tu parles de la famille ricoré hihi c'est drôle. Mais je crois que cette famille existe quand même. C'est vrai qu'aujourd'hui le système, la pub, les médias, les films, absolument tout pousse à mettre les valeurs d’autrefois au placard les classifiant de "ringardes" et plus à la mode.

Aujourd'hui les gens sont libres de se marier ou pas. D'avoir des enfants ou pas. De travailler ou pas. De dire la vérité ou pas. Bref aujourd'hui tout est en option comme un forfait téléphonique.

Mais je pense quand même que la famille ricoré existe si on fait tout pour que ça marche. Je comprends que tu dises que pour le bien de vos compagnes il faut peut être garder une part de "secret" comme tu le dis. Mais je n'adhère pas à ton idée. Pourquoi? Parce que déjà pour moi changé le mot "mensonge" en "secret" est une manière un peu de se mentir à soi même. Je crois que si on partais sur ce débat là on en finirait plus car il y en aurait des choses à dire sur le mensonge ! Mais ça serait dévier du sujet principal et ça je ne le veux pas  Neutral .

Bref on à tous le choix, mais il ne faut pas oublier les conséquences peut être encore plus dramatiques si on "dissimule des choses" pensant bien faire. La chute peut être fatale !!

Voilà tout ce que je pouvais rajouter sur le sujet.
 
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MessagePosté le: Dim 11 Aoû 2013 - 09:53    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Merci Péricles pour cet avis tout en nuances.

Je me suis souvent opposée à Blanche parce que je refuse catégoriquement que l'on associe responsabilité et culpabilité et surtout que l'on fasse référence à la morale.

Dès le début du combat avec mon compagnon,j'ai compris que son pire ennemi était cette culpabilité et qu'il fallait tout faire pour lui rendre son statut d'homme de qualité.

J'ai énormément souffert, je peux donc comprendre la souffrance des compagnes mais mon avis est catégorique lorsque je découvre au fil des ans les propos de Blanche :

Le but ultime du chemin sur lequel on reste à deux pendant ou après ce combat est le bonheur.

Tant qu'il n'y a pas de pardon total, de tolérance, de bienveillance, il ne peut pas y avoir de bonheur.

Lorsqu'une compagne décide de rester pendant ou après le processus de guérison, elle doit profondément éprouver ce sentiment de pardon.

A quoi servirait-il que je continue à penser que mon compagnon a commis une faute parce qu'il ne m'a pas avoué sa dépendance lors de notre rencontre, parce qu'il me l'a dissimulée pdt presque un an ou parce qu'il m'a menti à de nombreuses reprises pendant son sevrage??????

Qui serais-je pour le juger au nom de la morale, pour lui attribuer une culpabilité?????

Oui il est responsable des dommages que sa dépendance a causé autour de lui mais au nom de quoi en serait-il coupable à vie?

La culpabilité, lui seul peut se l'attribuer lorsqu'il est seul face à lui même et c'est une croix déjà assez difficile à porter.

Mon avis est que lorsqu'une compagne reste dans ce jugement culpabilisant, c'est que la blessure a été bien trop forte au regard de sa personnalité et qu'il vaudrait bien mieux rompre les liens avec l'ex-dépendant.

Faire payer à quelqu'un sa faute tout en restant à ses côtés est une attitude paradoxale qui conduit le couple à sa perte ou à son malheur.

L'être humain est imparfait, chacun a droit à l'erreur lorsque le mal qu'il a causé est non intentionnel.

Pour rester et être heureux enfin, il faut pardonner.
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Kallylia


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MessagePosté le: Dim 11 Aoû 2013 - 10:14    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
C'est tout à fait vrai Léa ce que tu dis! Je suis parfaitement d'accord avec toi vraiment!
Se concentrer sur du positif et sur l'avenir c'est ça qui fait avancer. Mais voilà on est toutes différentes et on à toutes chacune notre manière de "gérer" les choses.

Pour moi mon mari ma "cacher" sa faute pendant 6 ans...si j'avais voulu ne pas lui pardonnais je l'aurais fait et j'aurais étaient en droit de le faire...mais voilà je ne me suis même pas posé la question je ne me suis jamais imaginer prendre mes filles mes affaires et me barrer. Hein à quoi ça aurait servis??? Aujourd'hui il serait si mal que je crois que je n'aurais jamais pu me regarder dans un miroir. Bref!!

L'amour, le pardon, la bonté, l'empathie, l’honnêteté  sont autant de qualités nécessaires pour le dépendant et aussi pour la compagne. Si on ne sent pas capable de cultiver ses qualités on à plus rien à faire avec un dépendant...
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Léa


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MessagePosté le: Dim 11 Aoû 2013 - 10:17    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Bonjour Kallylia,

Je lis tes interventions avec bcp d'attention.
Quelle richesse ce forum....

Je suis d'accord avec toi mais ne peut m'empêcher d'adhérer aux propos de Périclès.

Si le mensonge peut mener un couple à sa perte, la vérité peut elle aussi l'anéantir.

Oui nous avons le droit de savoir mais ils ont aussi l'obligation de nous préserver.

J'ai si souvent du arrêter mon compagnon dans ces confidences parce que ce que j'entendais était impossible à entendre pour moi.

Oui nous avons le droit de savoir qu'ils souffrent d'une dépendance et quelle est leur décision, leur résolution ferme pour l'avenir mais par pitié, mesdames n'exigez pas d'eux qu'ils vous confient à quel moment ils ont eu des pulsions, jusqu'où ils ont été dans leurs visionnages, ce qu'ils ont fait lors de telle ou telle rechute, ce qu'il éprouve face à une paire de seins dans la rue ou si ils pensent à des scènes de cul en vous faisant l'amour.

La vérité peut être hautement destructrice.

Je pense également que certaines femmes ne sont pas capables(de par leur structure de personnalité, leur histoire, leur intelligence...) de supporter cette vérité.

Je me dis parfois que si certains dépendants préfèrent se sevrer, combattre en silence et tout avouer après, c'est qu'ils sentent intuitivement que leur épouse ne supportera pas le choc.

Dissimuler sa dépendance sans rien faire, ça c'est inadmissible mais combattre seul est un acte de bravoure.

Bien sur le mieux est de tout dire mais je pense que ce n'est pas tjrs possible.
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Léa


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MessagePosté le: Dim 11 Aoû 2013 - 10:28    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Tout cela me fait penser à une amie dont le mari avait "fauté" en allant voir ailleurs.

Elle a tout découvert et lui a demandé de choisir. Il est revenu vers elle.

Les années qui ont suivi ont été horribles. Dès les premières minutes, elle a décidé de lui faire payer sa faute : plus de sexualité, des humiliations, les enfants encouragés à se dresser contre leur méchant papa infidèle....

J'ai assisté à la descente en enfer de cet homme...

Pourquoi l'avait-elle repris si c'était pour lui faire payer?
Ce n'est pas qu'elle n'a pas pu lui pardonner, elle a sciemment décidé dès le départ de rester dans le mépris.

Bien sur leur histoire a tres mal fini...une souffrance prolongée pour quoi? Qu'a t elle gagné? encore plus de souffrance....
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Léa


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MessagePosté le: Dim 11 Aoû 2013 - 10:35    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
J'ajouterai encore une chose par rapport à la notion de responsabilité.

Oui le dépendant est responsable des dommages qu'il a causé mais la compagne, elle est responsable du choix qu'elle fait de rester.

Personne ne l'y a obligée.
J'ai tjrs été libre de tout, accepter ou refuser le porno, rester ou partir....

Mon avis est sans appel, Je suis responsable d'avoir fait le choix de rester donc par conséquent, mon compagnon n'est coupable de rien envers moi.

Si je suis restée c'est pour que notre couple accède au bonheur. J'ai droit au bonheur mais lui aussi à ce droit.

Si je ne le lui avait pas reconnu ce droit et bien j'aurais du décider de partir.

Ruminer de la rancoeur c'est rester dans le malheur, et à quoi bon faire cela?
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Kallylia


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MessagePosté le: Dim 11 Aoû 2013 - 10:38    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Encore une fois je suis d'accord avec toi. Lorsque je prône l'honneteté je prends en comptes la vie de chacun on est tous différents et on à tous de façon de gérer les choses. Certains on besoin de tout savoir, certains moins ils en savent mieux c'est. D'autres disent la vérité progressivement. Chaque solution est bonne si c'est un accord mutuel.

 Mais par contre ce que je dirais toujours et ce que je penserais toujours c'est que l’honnêteté est nécessaire !  Être honnête ne veut pas dire faire un rapport détaillé comme si on mener une enquête criminel!! Non mais pour mon mari lorsqu'il ne va pas bien il me le dis tout de suite. Et en faite je crois que toutes ces années m'ont appris à le connaitre par cœur et lorsqu'il ne va pas bien je sais ce qu'il le "tracasse" en faite je n'ai même pas besoin qu'il me dise l'origine de son mal être ce n'est pas forcément utile. ce que je retiens c'est qu'il m'en ai fais part, et ce qu'il retiens c'est que je serais toujours là pour l'aider et le soutenir. Et aujourd'hui on à jamais été aussi heureux ! Donc je le remercies de m'avoir tout dit et je l'aime pour ce qu'il est et ce qu'il est en train de devenir ! 
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MessagePosté le: Dim 11 Aoû 2013 - 12:19    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
salut tout le monde!
 
j'apporte ici mon point de vue si vous permettez. ( qui témoigne certes d'une certaine indifférence: première question d'AFREG)
 
je crois que la question non abordée ici est la suivante "A quoi est ce que vous tenez le plus? au sevrage? ou à votre conjointe ( éventuellement enfants)?"
 
la réponse était plutôt simple pour moi (du moment qu'on n'est pas marié, qu'on ne vie pas ensemble et qu'on n'avait pas d'enfant; mais je l'aimais plus que tout.... bref)!: Il est hors de question que je reste dépendant à vie! et je sais que m'en sortir seul était très compliqué voire illusoire ( d'autant plus qu'elle se rendra compte de mon changement de comportement)
 
J'ai opté, alors pour lui dire, en ayant à l'esprit une conviction ferme:
1) sois qu'elle accepte cette nouvelle vérité, qu'elle se décide à jouer aux psy et qu'elle m'aide à m'en sortir.
2) sois qu'elle me quitte auquel cas ma blessure sera le moteur de mon sevrage.
 
Je suis passé par les plusieurs phases:
 
-Comme elle tenait à moi, et qu'elle admirait mon courage, elle m'a appuyé du mieux qu'elle pouvait mais j'ai fini par rechuter au bout de 40 jours (ce qui n'était pas mal pour une première tentative sérieuse) et bein figurez-vous! C'est la rechute qu'elle n'a pas acceptée! Quand? Comment? pourquoi? on se parlait il y a moins d'une heure!!

d'autant plus que nos discussions se résumaient parfois à " tu tiens le coup? alors des pulsions?" résumant ainsi ma personne en un accro au s.x. et notre relation à une relation infirmière-patient ce que je ne supportais plus!
 
- A la prochaine rechute, j'ai rien dit par crainte qu'elle s'enrage, mais elle a fini par le savoir toute seule ( et c'est simplement en me dévisageant alors que je fuyais du regard) et c fini.
 
- j'ai basculé à la deuxième option: et me voilà animé par une blessure qui ne cesse de s'ouvrir ( parce qu'à l'encontre de toute attente, plus j'avance dans le sevrage, plus je deviens sensible !)
 
En résumé, je regrette énormément l'avoir perdu, c'est vrai!
 Mais je suis le héro de mon histoire! c'est moi qui décide! et j'en assume la résponsabilité!  c'est égoîste je sais, ça doit choquer pas mal de monde, mais je me dis que je l'ai trompé depuis le tout début, et que je ne la mérite pas de toute façon.
 
Pour me pardonner, j'ai décidé de n'aborder aucune fille jusqu'à ce que cette dépendance ne devienne de l'histoire ancienne.. c'est dur pour moi rien que le fait de relater ces faits, bref, que ça me serve de leçon...


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sizif


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MessagePosté le: Dim 11 Aoû 2013 - 16:59    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
j'ai supprimé mon message parce que Kallylia m'a convaincu de la dangeorosité de son contenu.Mon but n'est pas de vaincre mais de convaincre ou d'etre convaincu,c'est fait.

Dernière édition par sizif le Mar 13 Aoû 2013 - 00:03; édité 1 fois
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Kallylia


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MessagePosté le: Lun 12 Aoû 2013 - 08:30    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Tout d'abord j'aimerais dire à Bjw que je suis vraiment triste qu'il est perdu sa chérie et j’espère que la prochaine sera la bonne !!

Et puis là je me sens obligé de répondre a sizi ! Oups j'ai fait une erreur de frappe c'est Sizif pardon...

Non franchement j'ai pas envie de m'énerver mais je crois qu'il va falloir demander à AFREG de clôturer le sujet après ça car ce commentaire n'est absolument pas constructif pour qui que ce soit...Nan mais franchement vous êtes tous dépendant vous luttez tous contre des mauvaises pensées et contre des mauvais penchant...et tu viens oser dire que l'homme est polygame de nature Evil or Very Mad .

C'est drôle mais je ne crois pas en l'évolution de l'homme. Je ne crois pas que l'homme descende du singe mais lorsque je lis de tel commentaire je ne peux que constater à quel point c'est primate et à quel point c'est décevant...Je ne peux qu'imaginer un Bonobo aller de compagne en compagne...beurk!! C'est dégradant pour vous les hommes je n'arrive pas à comprendre que l'on puisse assumer cela.

Je n'arrive pas à ajouter quoi que ce soit tellement c'est choquant et je risquerai de dire des choses que je regretterais surement car ce n'est pas le bienvenue sur ce forum qui à été tout de même crée pour s'entraider et non pas pour s'enfoncer !!!
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MessagePosté le: Lun 12 Aoû 2013 - 08:43    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
L'intervention de Sizif s'est aussi mise dans le carnet de Blanche du côté des carnets de compagnes.

Ma réponse s'y trouve.
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sizif


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MessagePosté le: Lun 12 Aoû 2013 - 16:37    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
kallylia,désolé que mes propos aient pu t'offenser,je m'attendais a une telle reaction mais n'oublions pas que la pornodependance est un phénoméne de societé et dans son étude on ne doit écarter aucune hypothése or toi tu commences par rejeter d'emblée l'hypothése de la polygamie sans te donner la peine d'y penser simplement parce qu'elle ne te plait pas .Et puis, ici est un forum ou chacun a le droit d'exprimer son point de vue du moment qu'ils ne tient pas des propos rascistes,xénophobes,insultants en général. Notre débat a pour but de comprendre l'origine de la pornodépendance .Mon message est dans ce contexte . je ne dis pas que c'est une vérité scientifique mais la conclusion a laquelle je suis arrivé.Si vous n'etes pas d'accord,convainquez moi du contraire avec des arguments et non pas en ayant recours aux insultes, aux accusations diffamatoires et en appelant a la censure. 
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Kallylia


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MessagePosté le: Lun 12 Aoû 2013 - 19:52    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Non ce n'est pas que ton hypothèse ne me plait pas c'est juste que tu dis crié tout haut ce que les hommes pensent tout bas et c'est avec cette idée là que je ne suis pas d'accord comme tu l'as vu dans un autre post sur le carnet de Blanche mon mari à préféré le bon sens à la passion. Alors si l'homme est polygame de nature pourquoi le bon sens? A quoi cela servirait-il?? N'aurait-il pas pu faire également comme beaucoup d'hommes avoir une maitresse et en plus de sa porno dépendance avoir une double vie?? Oui il aurait pu le faire, mais mon mari, et comme beaucoup d'autres hommes, n'est pas comme ça.

Alors le fait de dire que tu préfères nous dire la vérité pour nous éviter un choc en cas de récidive, je ne crois pas que tu comprennes la porté de ce genre de paroles...tu laisse la fatalité prendre le dessus et laisser entendre que c'est peine perdue? Tout ça parce que vous êtes des hommes et que tout se passe au dessous de la ceinture???...Je ne crois pas que tu puisses te prendre pour le porte parole de la gente masculine.

Et je ne crois pas non plus que tu puisses penser qu'on se torture l'esprit. Toutes les femmes qui sont présentes sur ce forum et qui sont prêtes à se battre pour leurs hommes elles ne combattent pas toute seule. C'est un travail de couple et d'équipe. Si on est là sur ce forum c'est qu'on à choisi d'être là sinon on aurait pris nos clic et nos clac et ont se serait toutes cassée...car étant donné la porté des actes d'un pornodépendant on serait tout à fait en droit de se barrer!! Mais l'amour, l'espoir, le sens du devoir, la compassion...toutes ces qualités nécessaire à la survie d'un couple sont plus fortes que tout, sont plus fortes que nos petites baisses de moral que l'on peut avoir parfois.

Et rappelons également une chose le thème de ce débat à la base était de savoir ou plutôt de défendre les droits des femmes de savoir lorsque notre conjoint est porno dépendant, et non pas de donner une explication rationnelle ou non à la porno dépendance car je ne penses pas que d'être porno dépendant soit rationnel on ne cherche pas à savoir pourquoi mais on cherches à le combattre ou pas !!
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NuageIC


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MessagePosté le: Sam 17 Aoû 2013 - 12:14    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Woah. Le débat s'est enrichi! Merci à tous pour vos interventions.

Je tenais à y ajouter quelque chose, une expérience en somme, au sujet de la conscience morale du dépendant. Pardonnez-moi si je ne cite pas les auteurs de ces paroles (j'écris de mon téléphone et ai lu pas mal d'autres posts entre temps), mais il était question d'un débat sur la conscience morale d'un dépendant face aux actes qui lui sont dictés par son addiction, et je tenais à vous faire part de mon expérience d'addict.

J'ai été addict à une sale drogue et je dois reconnaître que cette expérience m'a sans doute pas mal aidée pour comprendre mon ami, même si les choses n'ont pas été pour autant plus faciles. Au contraire. Je connaissais par moi-même la puissance que peut avoir une addiction. Et pour rejoindre le sujet dont il est question, je crois que la morale n'a pas sa place dans l'addiction. Même si l'addiction nous torture moralement, on est bel et bien capable de passer outre toutes nos échelles de valeurs. On ne ment pas ou on ne fait pas des choses qu'on réprouve pour faire du mal. On le fait parce qu'on ressent qu'on n'a pas d'autre choix que de les faire sur le moment... Le choix de ne plus mentir, de ne plus être en contradiction avec sa conscience morale met parfois du temps à émerger. Lorsque que ce moment arrive, c'est qu'on a décidé que l'addiction ne nous pourrirait plus et ne pourrirait plus nos relations aux autres. Et pour cela, il faut impérativement être convaincu que le sevrage est ce qu'on veut profondément. Pour soi avant tout.

Pour assouvir mon addiction, j'ai menti à tout le monde, et mentir à ceux qu'on aime le plus est insupportable. Je suis passée par là et je crois que c'est cette connaissance intime du mensonge de l'addict qui m'a fait peur comme jamais quand j'ai découvert la dépendance de mon ami. Je me suis méfiée de lui comme je me méfiais de moi-même à l'époque où je disais à mes proches que je me sevrais alors qu'il n'en était rien (je n'en étais pas encore là même si j'y pensais et même si j'étais parfois capable de "donner le change" pour qu'on me laisse en paix).

Bref. La conscience morale, pour moi, joue un rôle dans le sevrage, même elle ne vaut rien en plein cœur de l'addiction. L'addiction nous convainc que nos actes sont légitimés. Elle nous persuade que mentir n'est rien, qu'on ne fait que protéger ceux qu'on aime d'une vérité blessante. Sauf que lorsque celle-ci surgit en dehors de la volonté du dépendant, elle est plus dévastatrice que la confidence assumée. C'est la perte de confiance de l'autre qui est en jeu. Et cette perte de confiance vient entre autres choses du fait que la réciprocité supposée de cette confiance entre deux êtres aimants a été brisée parce que l'addict n'a pas eu assez confiance en l'autre (et en lui-meme évidemment) pour lui confier son mal-être.

J'aurais encore beaucoup de choses à dire ici, mais faute de temps je les reporte à plus tard.

Merci à tous pour vos idées!
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NuageIC


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MessagePosté le: Sam 17 Aoû 2013 - 12:26    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Ah oui... Une dernière chose pour tout de suite : je rejoins ceux et celles d'entre vous qui disent que le pardon est nécessaire pour continuer d'avancer ensemble.

Personnellement j'ai eu beaucoup de mal à le faire même si le pardon était la chose que je désirais le plus au monde. Je souffrais énormément de continuer à lui en vouloir. Je crois que cela venait pour moi d'un manque de communication. Mon ami a du mal à s'exprimer. Je crois aussi que le fait d'avoir découvert moi-même son addiction l'a beaucoup déstabilisé. Je rejoins ici ce qui a été dit par quelqu'un sur ce topic : un dépendant qui se confie à sa compagne alors qu'il n'a pas débuté de sevrage peut vite dire tout et n'importe quoi. En lisant cela dans le post de l'un d'entre vous sur ce carnet (pardon encore si je ne parviens pas à citer de nom), j'ai complètement reconnu mon ami à l'époque. En effet, il n'avait pas choisi de parler de son addiction, c'est moi qui l'ai mis en face du problème. Et je ne vous raconte pas le nombre de discussions sans queue ni tête qui s'en sont suivies. Je n'étais pas toujours moi-même très cohérente dans ces discussions, car j'étais moi aussi sous le choc, mais lui était encore plus déstabilisé que moi...

Quoi qu'il en soit, les choses ont avancé peu à peu et je suis parvenue à lui pardonner vraiment. Je reste toujours vigilante, cela dit. Mais pardonner ne signifie pas refermer les yeux. Je crois que c'est la leçon que m'aura donné cet épisode de notre vie. Et la vigilance ne se joue pas que sur la question de la dépendance. La vigilance pour moi aujourd'hui, c'est de ne plus s'endormir sur une relation que l'on pense acquise, et rester en éveil à tous les niveaux pour faire en sorte que la relation s'enrichisse toujours plus.

Merci de votre écoute! Et soyez forts!
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Kallylia


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MessagePosté le: Ven 29 Nov 2013 - 16:47    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Merci Nuage pour ces deux beaux messages et je suis particulièrement d'accord avec ton deuxième. Le pardon est primordial dans ce combat, ce sevrage, sans lui il est impossible d'y parvenir.

Courage à tout le monde !!
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Jane Doe


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MessagePosté le: Mer 26 Nov 2014 - 20:56    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Je trouve ce sujet plutôt édifiant, en particulier l'introduction de Blanche. Les avis de tous, où il y a des choses à méditer. Même celui de Fly, qui ne me semble pas si "à côté de la plaque" que ça, ni si agressif. Je nuancerai juste une chose : même si on ne l'avoue pas à sa compagne ou à son compagnon (cette addiction touche aussi certaines femmes, et le problème se pose peut-être aussi dans certains couples homos, hommes ou femmes), la compagne ou le compagnon en question le subit malgré tout, et sans doute doublement. C'est-à-dire qu'on subit à la fois la dépendance, et le silence, ou plutôt le mensonge... 
 
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Gabrielle


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MessagePosté le: Mer 13 Juil 2016 - 14:15    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Bonjour à tous,
Suite à une réponse de Blanche, j'ai cherché ses différents messages et je suis arrivée ici. Je suis inscrite depuis le 22 juin 2016, en couple depuis 26 ans et j'ai découvert la porno-dépendance de mon mari il y a 4 mois de façon brutale, comme toutes les découvertes avec une histoire virtuelle de 6 mois avec un transsexuel, conversations sexuelles, échanges de photos plus ou moins nues, découvertes de milliers de fichiers porno hétéro et trans, de photos et pour finir des noms et numéros d'escorts il y a 15 jours... 
je voudrais rebondir sur une citiation d''AFREG : "Quoiqu'il en soit, je pense qu'il n'y a rien de pire que d'apprendre seule, la dépendance de son conjoint: en découvrant des répertoires cachés sur le PC, des appels suspects sur la facture de téléphone, etc. Car la question se double alors d'un problème de confiance vis à vis du partenaire. Voilà pourquoi je pense que la vérité reste la solution la plus raisonnable." 

 
Je suis d'accord avec Afreg, je parle en mon nom et pas pour les autres compagnes de dépendants. J'ai pris le ciel sur la tête, je suis descendue bas (corps qui parle avec gros souci de santé) mais pas de dépression (enfin jusqu'à maintenant). Pendant 4 mois, j'ai vécu avec cette invitée dont je ne voulais pas PORNODEPENDANCE et tous les fâcheux qui vont avec comme dirait Molière. J'aime toujours mon mari et j'ai fait le choix de remonter et d'avancer avec lui qui change (psychanalyse depuis 4 mois, sexologue en fonction des besoins mais surtout dialogue renoué entre nous. Peu à peu, j'ai réussi à m'apaiser, à ne plus réagir en furie sous la colère, le dégoût et la peine (en grosse partie grâce au forum) à force de vous lire, j'ai compris que cela n'a rien à voir avec moi, il m'a fallu beaucoup de temps pour l'entendre car pour moi, mon mari m'avait trompée. je ne dis pas que tout sera rose, il y aura des hauts et des bas. J'ai beaucoup appris dans les témoignages de dépendants et dans les carnets de Léa, de Blanche, de MP et de Maelle76. 
merci pour ce forum. 
Gabrielle 
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lepornotuelecouple


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MessagePosté le: Ven 8 Sep 2017 - 06:51    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Ça fait grave du bien .
Je me sens moins seule. ..
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gilles_andré


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MessagePosté le: Jeu 14 Sep 2017 - 21:56    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Bonjour désolé je n'ai pas tout lu , je pourrais faire doublon; Une difficulté pour moi et pour d'autres est de dire à sa compagne :"aide moi car je baise des femmes en réèl ou virtuelement et j'y prend plaisir, stp aide moi chérie". 
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Ninie


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MessagePosté le: Mer 14 Mar 2018 - 03:28    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Je remonte un peu ce post mais j'aimerais rebondir sur un point avec une question:

Est ce que être pornodépendant.e et se mettre en couple sans en parler au préalable ce n'est pas être égoïste quelque part?

Car quoi qu'on en dise, cela va toucher l'autre personne, d'une façon ou d'une autre, et se mettre avec quelqu'un sans lui laisser ce choix (accepter de le vivre ou non), ce n'est pas un peu priver cette personne d'une certaine forme de liberté? (je dirais aussi que c'est bâtir sa relation sur un mensonge, enfin du moins une partie...)

Personnellement j'ai eu ce choix, je connaissait la dépendance de mon conjoint avant que l'on se mette ensemble, et je crois que si il ne m'avait rien dit avant et que je l'avais appris plus tard (au mieux parce qu'il me l'aurait dit, au pire parce que je l'aurais découvert toute seule) ça aurait pû avoir des dégâts sur moi irréparables (j'ai déjà beaucoup de difficulté à l'heure actuelle, si je dois ajouter à ça la notion de trahison profonde que cette découverte peut donner et mes problèmes psy de base...). Mais au moins je sais de quoi il retourne, je sais que ses problèmes sexuels n'ont rien à voir avec moi, et j'assume un choix que j'ai fait, et qu'au pire des cas si c'est un échec j'aurais essayé et je ne pourrais pas m'en vouloir.

Par moment j'ai l'impression qu'on minimise un peu les séquelles traumatiques qu'une telle expérience peut infliger aux codépendant.e.s sur le long terme (qu'ils ou elles soient au courants ou non au final), car la guérison ou du moins un sevrage réussi n’effaceront pas pour autant toutes les douleurs et les difficultés vécues par le ou la conjointe...
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homme parfait


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MessagePosté le: Mer 14 Mar 2018 - 11:06    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Bonjour Ninie
Bien sûr que c'est égoïste, mais encore faut-il avoir conscience de sa dépendance. Pour prendre mon exemple, j'étais persuadé que l'utilisation du porno était liée à mon célibat. Quand j'ai rencontré celle qui allait devenir ma femme, j'ai arrêté d'y aller, mais un jour (qq années après)  je me suis rappelé d'un numéro de téléphone "rose" que j'ai appelé puis je suis entré dans l'engrenage et j'ai replongé sans m'en rendre compte au début . Ensuite il à fallu attendre que ma femme le découvre pour que je prenne un peu conscience du mal que je lui faisais, que je nous faisais. 
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Ninie


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MessagePosté le: Mer 14 Mar 2018 - 12:26    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Oui effectivement je ne l'ai pas précisé mais je parle bien entendu des personnes qui sont conscients de cette dépendance! On ne peut effectivement pas dire qqchose que l'on ne sait pas ^^
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tsunami25102017


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MessagePosté le: Ven 16 Mar 2018 - 21:59    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Ninie, que l'on ai conscience ou pas de sa dépendance, ne pas informer sa compagne de cette activité solitaire un peu spéciale, alors qu’il se doute que ça la blesserait ou à minima la dérangerait est une forme d'égoïsme (je ne veux pas renoncer à mon "jouet"), ou de lâcheté (je ne veux pas affronter la réalité) ou de fausse empathie (je ne veux pas lui faire de mal), parce que s'ils jouent au foot sans nous, ou qu'ils sont allés dans un bon restau...ils ne mettent pas tant de soin à le cacher ?

en ce qui me concerne non seulement j'ai eu la douleur d'apprendre qu'il regardait toutes ces vidéos depuis des années et tout ça je l'ai découvert par hasard et même si pendant un mois je lui ai tendu des perches, pour l'amener à m'en parler, jamais il ne l'a reconnu, il a fallu que je mette les pieds dans le plat, c'était horrible, ça fait 5  mois et même si je commence à lui refaire confiance, je sais que je ne serai plus jamais tranquille, après  30 ans de mariage, un truc s'est cassé.
autant en arrêtant le porno on peut dire c'est fini je pardonne, autant la perte de confiance est terrifiante!
d'ailleurs il n'a jamais eu consciente d'être pornodépendant (d'ailleurs l'est-il vraiment ?), c'était juste une mauvaise habitude, une mauvaise solution... et encore aujourd’hui même il est allé visité des sites (probablement furtivement et parce qu’il n'a pas pu résister) mais il n'en parlera pas et si je lui demandais il dirait non je n'en ai pas regardé ou se fâcherait parce que je l'espionne ... donc je ne lui demande plus pour lui éviter de me mentir.

moi je préfère savoir tout et le plus tôt possible (c'est aussi son souhait pour lui) mais il ne me laisse pas le choix, je subis ses mensonges (qui sont pour mon bien paraît-il) alors maintenant j'essaie de lui faire confiance en attendant qu'il arrête complètement et j'évite de le contrôler.
nous sommes parfois très différentes , savoir, pas savoir, aider, pas aider, mais en général nous n'avons pas le choix, je trouve que c'est très injuste.
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tsunami

"Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé; et le courage de changer ce qui peut l'être; mais aussi la sagesse de distinguer l'un de l'autre". Marc Aurèle
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Ninie


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MessagePosté le: Lun 19 Mar 2018 - 13:16    Sujet du message: Mensonge blanc Répondre en citant
Je pense très sincèrement que les mensonges "pour le bien" de quelqu'un sont souvent une excuse pour ne pas souffrir (car voir l'autre souffrir ça fait mal...). Je cois que toute chose que nous faisons est égoïste ou presque, et c'est bien normal car nous ne sommes pas les autres, mais parfois il faut accepter de se responsabiliser et de faire des choses qui nous font vraiment mal, car aussi étrange que cela puisse paraître, cela aidera les autres, mais surtout nous même. J'ai le sentiments que ces mensonges blancs sont souvent un moyen de fuir sa culpabilité, hors si on apprend à la gérer, bien souvent la culpabilité sert à nous responsabiliser, et être responsable cela me semble être la condition sine qua none pour comprendre que les choses ne sont pas une fatalité et que l'on peut changer. Après ce que je dis n'est pas une généralité, mais j'ai quand même le sentiment qu'un des grands freins aux guérisons des dépendances, et notamment à la porno dépendance, c'est justement la volonté de fuir la culpabilité, et donc de ne pas se responsabiliser...
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